Inquiets à court terme, les Américains restent optimistes pour l'avenir

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L'indice de confiance des ménages américains a progressé à 105,7 contre 104,7 en mai. Mais l'inquiétude se fait plus vive sur le court terme, notamment sur le marché de l'emploi, et tranche avec l'optimisme qui prévaut pour les six mois à venir.

Les Américains hésitent. Ils sont à la fois plus confiants pour l'avenir et plus inquiets à court terme. Globalement, l'indice de confiance des consommateurs américains, calculé par l'institut de conjoncture privé Conference Board, a augmenté à 105,7 en juin contre le niveau révisé de 104,7 en mai. Un chiffre supérieur aux attentes des analystes du consensus compilé par Bloomberg, qui tablaient sur 103,8 points en juin, en progression néanmoins par rapport aux 103,2 initialement estimés pour le mois de mai. Habituellement effectuée en milieu de mois, l'enquête du Conference Board porte sur 5.000 ménages.

L'indice mesurant la confiance dans la situation actuelle a reculé à 132,7 points en juin contre 134,1 points en mai. Celui des attentes est monté à 87,6 en juin contre 85,1 points en mai. "L'écart entre la situation actuelle et les anticipations n'a jamais été aussi important depuis la dernière récession", souligne Brian Fabbri, chez BNP Paribas. L'amélioration du marché de l'emploi explique en grande partie l'optimisme des américains à long terme. Ils sont désormais 15,6% contre 14,8% le mois précédent à s'attendre à une amélioration des opportunités en matière d'emploi, tandis que 17,1% d'entre eux, contre 17% le mois dernier, pensent obtenir une hausse de leur salaire.

Mais à court terme, bien que le marché de l'emploi n'ait cessé de s'améliorer - à 4,6%, le taux de chômage a atteint son plus bas depuis juillet 2001 -, ils sont plus nombreux à trouver difficile de décrocher un poste. "Nous considérons que la perception du marché du travail est la composante essentielle du moral des ménages; cette dégradation conforte donc notre scénario d'un recul de la consommation dans les prochains mois", estime Michael P. Carey, chez Calyon.

De quoi renforcer les anticipations de fin imminente du cycle de resserrement monétaire de la Réserve fédérale (Fed). Après une hausse d'un quart de point à 5,25% lors de la prochaine réunion de politique monétaire ce jeudi et éventuellement un autre tour de vis cet été, la Fed devrait mettre un terme à cette politique de rigueur.

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