Le pétrole remonte après les stocks américains

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Le monde du pétrole accumule les difficultés. Le département américain de l'Energie (DoE) a annoncé cet après-midi un recul des stocks d'essence de 3,2 millions de barils à 207,7 millions de barils (mb), lors de la semaine achevée le 4 août. Le consensus des analystes recueilli par l'agence Bloomberg tablait sur des réserves d'essence en baisse d'un million de barils. Le marché est également plus tendu à cause d'une demande d'essence en hausse de 0,6% par rapport à la semaine dernière, proche de ses niveaux records à 9,697 millions de barils par jour. Par ailleurs, les réserves de brut ont baissé de 1,1 million de barils à 332,6 mb, alors que les analystes tablaient en moyenne sur une baisse d'un million de barils. Quant aux stocks de produits distillés (diesel et fioul de chauffage), ils ont reculé de 200.000 barils à 132,4 mb, quand les analystes attendaient une hausse de 800.000 barils en moyenne. Du coup, le prix du brut a immédiatement gagné 0,6% à 76,80 dollars à New York. Il avait atteint 78,40 dollars le 14 juillet, deux jours après le début des hostilités au Proche-Orient. Région qui recèle un tiers des reserves mondiales de pétrole. A Londres, le brent a grimpé de 0,7% à 78,09 dollars. Il avait atteint un plus haut lundi à 78,30 dollars, le géant britannique BP ayant annoncé la fermeture du plus gros champ pétrolier des Etats-Unis, Prudhoe Bay.Le brent est désormais supérieur au baril de brut en raison notamment des problèmes d'approvisionnement au Nigeria et du déclin de l'offre en mer du Nord. Deux problèmes qui pèsent surtout sur ce coté-ci de l'Atlantique. "C'est la dernière chose dont on avait besoin après Prudhoe bay, c'est le plus fort recul de la production demuis le mois d'avril", commente Jason Schenker, économiste chez Wachovia. La compagnie pétrolière BP a commencé lundi à fermer progressivement les sites du champ de Prudhoe Bay en Alaska, après la découverte d'une fuite sur un oléoduc. Au total, la fermeture du champ réduira la production de 400.000 barils par jour, soit près de 8% de la production américaine. BP s'est abstenu de spéculer sur la date d'une reprise des opérations.

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