Deux banques cèdent plus de 6% du capital de Fiat

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Deux banques italiennes actionnaires de Fiat viennent de vendre 6,25% du capital du constructeur turinois. Elles profitent du niveau élevé du cours de Fiat en Bourse pour se désengager et limiter leurs pertes. Les autres banques restent actionnaires de 20% de Fiat.

Ca bouge dans le capital de Fiat. Deux banques italiennes, Sanpaolo IMI et Monte dei Paschi du Siena, ont cédé l'essentiel de leurs participations dans le constructeur automobile italien. Au total, ces deux banques transalpines ont vendu 6,25% du capital de Fiat. A la clôture, 60 millions de titres Fiat avaient été échangés. Ces mouvements massifs ont provoqué une chute du titre de 5,56% à 7,84 euros.

D'abord, la banque toscane Monte dei Paschi a vendu jeudi la totalité de sa participation de 2,7% dans Fiat à deux banques américaines, JP Morgan et Goldman Sachs. Selon des courtiers interrogés par l'AFP, le placement de ces titres sur le marché a été effectué à 8,25 euros.

De son côté, la troisième banque italienne Sanpaolo IMI a chargé les banques Merrill Lynch et Banca IMI de vendre sur le marché une participation de 3,55% qu'elle détenait dans Fiat. Après ce placement, Sanpaolo ne détiendra plus que 0,84% du capital du constructeur automobile turinois.

Fiat perd ainsi deux de ses principaux actionnaires. En effet, Sanpaolo et Monte dei Paschi, à l'instar de plusieurs autres banques italiennes, ont participé en 2002 à un plan de refinancement de 3 milliards d'euros pour Fiat (voir ci-contre). Les huit plus grandes banques italiennes, réunies dans un pool, ont souscrit des obligations pour venir en aide au constructeur italien. En attendant, la mission semble avoir en partie été remplie: l'agence de notation financière Fitch vient de relever sa perspective sur Fiat de "négative" à "stable".

Une belle opportunité

La contrepartie de l'effort consenti par les banques est que ce plan prévoyait une conversion de ces obligations en actions. Ce qui a été fait en septembre dernier (voir ci-contre). Les banques italiennes sont en conséquence devenues actionnaires de Fiat.

Mais depuis le mois de mai dernier, le cours de Fiat a quasiment doublé, passant de 4,4 euros à 8,3 euros. "Ces cessions sont une belle opportunité car le cours actuel a atteint des niveaux satisfaisants", selon Philippe Barrier, analyste automobile à la Société Générale.

Finalement, le prix de souscription a été autour de 10 euros. En sortant à ce prix de 8,25 euros, "les banques s'en sortent plutôt bien car elles n'ont pas vendu à perte au niveau comptable", estime Philippe Barrier. En effet, "les banques avaient déjà provisionné une large part du risque", ajoute-t-il. Ces provisions ont manifestement dû couvrir la différence entre le prix d'achat et le prix de vente.

A ce jour, de nombreuses banques restent actionnaires de Fiat: Banca Intesa, Unicredito, Capitalia, ING, Banca Nazionale del Lavoro, Mediobanca et l'assureur Generali. Elles détiennent encore un peu plus de 20% du capital de Fiat. Reste à savoir si elles profiteront du bon niveau de valorisation de Fiat pour se désengager elles aussi et imiter leurs deux consoeurs.

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