Bush vise l'équilibre budgétaire d'ici à 2012

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Le président américain a évoqué la réforme de la sécurité sociale mais semble continuer à écarter toute idée de hausse des impôts. La nouvelle majorité démocrate s'apprête à intensifier son activité et affiche clairement ses objectifs.

Le président américain, George W. Bush, a annoncé que le projet de budget présenté au Congrès le mois prochain fixera pour objectifs le retour à l'équilibre budgétaire d'ici 2012 et la pérennisation des allègements fiscaux. "Le mois prochain, je soumettrai une proposition de budget sur cinq ans qui équilibrera le budget fédéral d'ici 2012", a-t-il dit après une rencontre à la Maison blanche avec de hauts responsables de son administration.

Il a ajouté que le projet s'attaquerait à "des priorités", comme "la nécessité d'assurer la poursuite de la croissance de l'économie en rendant définitives les baisses d'impôts". Il a aussi plaidé pour une réforme des systèmes publics d'aide sociale aux personnes âgées (Medicare) et aux personnes à bas revenus (Medicaid). "Nous devons réformer la Sécurité sociale, Medicare et Medicaid afin que les générations futures d'Américains puissent bénéficier de ces systèmes vitaux sans mener notre économie à la faillite", a-t-il déclaré.

Mais le président américain n'a rien laissé entrevoir sur ses réelles intentions sur le sujet le plus sensible du moment, l'Irak et la nouvelle stratégie qu'il compte y mettre en oeuvre. Les législateurs, y compris des Républicains tels que le Sénateur Richard Lugar (Indiana), ont rappelé au président qu'ils devaient être consultés sur les nouvelles orientations dans ce domaine. Bien qu'il affiche une volonté de coopérer avec sa nouvelle majorité démocrate, George Bush semble ne pas vouloir reculer sur certaines de ses convictions comme le refus d'accroître les impôts pour rééquilibrer le budget.

De leur côté, les Démocrates emmenés par Nancy Pelosi (California), présidente de la Chambre des représentants, et le sénateur Harry Reid (Nevada) se prépare à un marathon de 100 heures d'activité législative dont certains objectifs pourraient télescoper ceux du président Bush. C'est le cas pour les questions telles que l'augmentation du salaire minimum, la réduction des subventions pour les entreprises du secteur du pétrole et du gaz, ou encore celle du taux d'intérêt pour les prêts pour les étudiants. Le président américain a fait savoir qu'il serait prêt à donner son feu vert pour l'augmentation du salaire minimum et a réaffirmé aujourd'hui qu'il soutient la diminution de certains projets de subvention d'au moins la moitié dans le courant de l'année prochaine.

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