Jour après jour, l'euro et le Brent accumulent les records

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L'euro a franchi pour la première fois depuis sa création 1,38 dollar sur le marché des changes. Le Brent a, quant à lui, touché son plus haut depuis le 10 août 2006 en grimpant à 77,45 dollars le baril.

Records en cascade. L'euro s'est établi à 1,3812 dollars sur le marché des changes ce vendredi ; il enregistre un nouveau plus haut historique. Le billet vert n'a pas résisté aux perspectives de ralentissement de l'économie américaine. A raison car le département du Commerce américain a indiqué, ce vendredi matin, à la surprise générale, que les ventes de détail avaient diminué de 0,9% en juin. Cette annonce a inquiété les investisseurs qui craignent une diminution de la consommation des ménages, moteur principal de la croissance outre-Atlantique.

Cette crainte s'ajoute aux inquiétudes entourant la faiblesse du marché du crédit immobilier à risque : les analystes redoutent qu'elle ne s'étende au reste de l'économie. Parallèlement, l'euro a atteint un autre record face à la devise japonaise en se fixant à 168,95 yens.

Pour sa part, le Premier ministre français a estimé vendredi qu'il existait un problème avec la vigueur actuelle de l'euro. "Nous reconnaissons l'indépendance de la BCE mais la question des parités monétaires n'est pas une question dogmatique, religieuse", a dit François Fillon en marge d'une visite à Rome. "Ce n'est pas anormal de faire remarquer qu'il y a un problème de parité entre l'euro et le dollar et entre l'euro et le yuan", a-t-il ajouté.

De son côté, le baril de Brent s'est hissé à 77,45 dollars, à seulement 1,19 dollars de son record historique enregistré le 7 août 2006. Hier, il avait déjà dépassé la barre des 77 dollars, niveau qu'il n'avait pas atteint depuis onze mois. Les acteurs du marché estiment que la hausse des derniers jours est due à l'action des fonds d'investissement. Des spéculateurs qui prévoient de nouveaux records ont envahi le marché. De lourdes tensions pèsent sur le cours du pétrole : les investisseurs craignent un manque d'approvisionnement en essence aux Etats-Unis alors que la saison d'été bat son plein ; ils redoutent également la dégradation des conditions de sécurité au Nigeria, premier producteur de brut africain.

L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a demandé ce vendredi à l'Organisation des pays producteurs de pétrole (Opep) d'augmenter le plus vite possible sa production de brut afin de soulager le marché. Néanmoins, la vigueur actuelle de l'euro face au dollar protège en partie l'Union européenne d'une facture pétrolière trop lourde. A cet égard, le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, Jean Pierre Jouyet, a expliqué sur la chaîne d'information LCI que "l'euro présente certains avantages. Lorsque l'on voit la nouvelle flambée des prix du pétrole qui a des conséquences sur les tarifs aériens, avoir une monnaie forte protège des importations et les rend moins chères".

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