Les gérants ont gardé la tête froide face à la crise des marchés

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Selon l'enquête mensuelle de Reuters, les gérants ne se sont pas affolés pendant la crise financière du mois d'août. A l'inverse, l'agence de presse a découvert que les sociétés de gestion en ont profité pour augmenter leurs portefeuilles d'actions.

Des gérants sereins en pleine crise de liquidités: c'est ce que fait ressortir l'enquête mensuelle réalisée par l'agence de presse Reuters auprès des professionnels de la gestion d'actifs. Le portefeuille moyen des 48 sociétés de gestion interrogées reste dans la moyenne en consacrant 60,3% de ses actifs aux actions. Les obligations représentent 32,1% et le numéraire 3,9%. L'enquête couvre les Etats-Unis, le Royaume-Uni et l'Europe continentale.

Les grandes sociétés de gestion n'ont donc pas paniqué pendant les turbulences financières du mois d'août. Elles avaient vu juste puisque l'indice des Bourses mondiales MSCI devrait finir le mois sur une baisse insignifiante. Pourtant, l'indicateur a perdu 9% au plus fort de la tempête. Les gérants n'y ont pas cru, jugeant que le climat mondial resterait favorable. Michael Collins, gérant chez Pictet Asset Management, explique qu' "il y a clairement des problèmes dans le secteur financier mais nous pensons qu'ils seront contenus. Nous nous attendons à un renforcement de la croissance mondiale dans les 18 prochains mois et le contexte monétaire est très favorable".

De nombreux dirigeants ont même profité de la crise pour acheter des actions à des prix bon marché. Yasuhiro Miyata, gérant chez DLIBJ Asset Management, relève qu' "au Japon, en Europe et aux Etats-Unis, les ratios cours-bénéfice sont au plus bas depuis le début du cycle haussier en 2003".

Plus spécifiquement, chez les dix dirigeants américains qui ont révélé leur allocation d'actifs, la part des actions s'est appréciée à 65,9% en août, contre 65,3% en juillet. Sur les douze entreprises, ce chiffre devrait s'établir autour des 63 %. En Europe continentale les sociétés de gestion sont plus prudentes. La part des actions dans leur portefeuille s'élève à 51,2% seulement. Même tendance au Japon où les douze sociétés interrogées détenaient 55,6% de leur portefeuille alloué aux actions.

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