Epargne logement : par ici la sortie
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De nombreux épargnants qui ont souscrit un compte et un plan d'épargne il y a une dizaine d'années se posent la question aujourd'hui de savoir quoi faire. En effet, les taux de rémunération ont largement baissé, la prime de l'Etat n'est plus systématiquement accordée et les taux d'emprunt ne sont vraiment plus compétitifs. Et comme un malheur n'arrive jamais seul, les comptes ouverts depuis plus de douze ans supportent dorénavant 11 % de prélèvements sociaux. Il faut alors trouver la bonne sortie.
En user comme bon vous semble
En clôturant un plan d'épargne logement sans vouloir emprunter, le capital et les intérêts acquis deviennent totalement disponibles pour une libre utilisation : acquérir une voiture, virer les fonds sur un compte bancaire, financer un voyage. L'obligation d'emprunter pour acquérir sa résidence principale ou y effectuer des travaux disparaît. Le plan redevient un simple livret d'épargne. Le compte suit la même logique. Il est également possible de le conserver en maintenant un solde minimum de trois cents euros. Il sert alors de livret A "bis".
L'atout apport personnel
L'épargne accumulée sur un CEL ou un PEL entre dans l'apport personnel lors de l'obtention d'un crédit immobilier, m^me si l'emprunt n'est pas fait à ce titre. Elle peut servir à financer les frais de notaire ou à verser l'acompte à régler lors de la signature de la promesse de vente. Par ailleurs, cette épargne est bien perçue par les banquiers qui y voient un côté "fourmi" : qualité qu'ils apprécient tant chez leurs clients. En cas d'achat d'un logement ancien suivi de travaux, les sommes accumulées peuvent servir à leur règlement. Comme l'épargne placée sur un compte épargne est disponible à tout moment, elle s'avère très utile pour régler les échéances de l'entrepreneur ou débloquer des versements au fur et à mesure des appels de fonds du constructeur si le logement est acquis en l'état futur d'achèvement.
Une deuxième vie
Le titulaire d'un compte ou d'un plan épargne logement qui ne souhaite pas emprunter peut céder les droits à prêt qu'il a acquis à ses parents ou ses enfants, à condition qu'ils soient eux mêmes titulaires d'un CEL ou d'un PEL. S'il ne semble guère y avoir d'avantage immédiat aujourd'hui à effectuer cette cession, on peut cependant penser que cette opération pourra rendre service dans le futur aux jeunes générations qui devront trouver des financements "tous azimuts" pour pouvoir acquérir leur logement. Cette cession ne porte que sur les droits, l'épargne restant acquise au titulaire du compte. Qui peut, dans la même optique trans génération, en faire donation à ses enfants et petits enfants. Ils pourront alors l'intégrer dans leur apport personnel et présenter à leur tour un bon profil d'emprunteur.
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