PPR: croissance ralentie au quatrième trimestre par la distribution
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PPR rate quelque peu les objectifs de ventes attendus par les marchés. Toutefois les investisseurs n'ont pas sanctionné le titre qui figure parmi les plus fortes hausse de la séance. Le groupe dirigé par François-Henri Pinault annonce pourtant ce jeudi un ralentissement de la croissance de son activité au quatrième trimestre 2006 en raison de la hausse limitée à 0,6% de sa branche distribution face à celle de 15,3% dans l'activité luxe.
Pour l'ensemble de 2006, le chiffre d'affaires du groupe est ressorti à 17,93 milliards d'euros, dont 5,374 milliards au quatrième trimestre. Le consensus Reuters anticipait 17,97 milliards sur l'année et 5,49 milliards sur le dernier trimestre. A périmètre et taux de change constants, elles ont progressé de respectivement 4,8% et 2,2%.
"Toutes nos marques de luxe continuent à surperformer leurs marchés, grâce au talent de leurs designers et à la pertinence de leurs positionnements. Nos enseignes de distribution se tiennent bien dans un environnement difficile, permettant au pôle distribution de présenter pour l'exercice 2006 un taux de rentabilité opérationnelle courante estimé légèrement supérieur à celui de l'année précédente", déclare François-Henri Pinault, le P-DG du groupe dans un communiqué.
Le luxe a enregistré une croissance à deux chiffres (+15,7% à données comparables), pour un total de 1,03 milliards d'euros au quatrième trimestre ( 1, 01 milliard attendu). Dans la distribution, les ventes à données comparables sont à -0,5% à 4,33 milliards (4,4 milliards attendus). Les ventes de la CFAO (Compagnie française de l'Afrique occidentale) sont à -0,3% en réel (+8,1% en comparable) à 557,4 millions. La Fnac inscrit des ventes de 1,59 milliard (+1,1% en réel et en comparable).
Celles de Conforama sont à -0,1% (-3,8% en comparable) sur les derniers trois mois, à 944,8 millions euros. Chez Redcats (vente par correspondance), le chiffre d'affaires a cru de 1,1% (-3,5% en comparable) à 1,24 milliard au quatrième trimestre.
Dans le luxe, où la base de comparaison était élevée, Gucci (+12,5% à données réelles et comparables à 606,7 millions d'euros) et Bottega Veneta (+64,4% en réel et + 65,8% en comparable à 80,9 millions) ont tiré le pôle.
Les investisseurs ont bien réagi. Le titre s'échange ce matin à la Bourse de Paris en hausse de 2,55% à 112,60 euros.
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