Ryanair dépose une cinquième plainte contre la Commission européenne

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En cause, les aides d'Etat déguisées à Alitalia, contre lesquelles Bruxelles ne ferait rien. Avec les mêmes arguments, la compagnie low-cost a attaqué les autorités européennes dans des dossiers concernant Lufthansa, Air France-KLM, Olympic Airlines et Volare, filiale d'Alitalia.

L'affaire ressemble à de l'acharnement juridique. Ryanair vient de déposer, ce vendredi 30 novembre, une cinquième plainte contre la Commission européenne, l'accusant encore une fois de ne pas réagir à ce que la compagnie de transport aérien à bas coût considère comme des aides d'Etat déguisées et donc une atteinte aux règles de la libre concurrence.

Cette fois, c'est l'Italie qui est visée et la compagnie Alitalia. Les autres quatre plaintes déposées ces dernières semaines concernent Lufthansa, Air France-KLM, Olympic Airlines et Volare, filiale d'Alitalia.

Devant la Cour de justice de Luxembourg, Ryanair affirme aujourd'hui que Alitalia aurait bénéficié "d'une d'Etat illégale et continue", constituée de diverses mesures qui auraient permis à la compagnie nationale de réduire son endettement de 1,7 milliard d'euros au total. "Ryanair a demandé à la Commission d'enquêter sur cet abus flagrant par rapport aux règles européennes de la concurrence il y a plus de deux ans, mais elle n'a rien fait jusqu'ici", affirme la compagnie low cost.

Dans un langage moins juridique, Michael O'Leary, le patron de Ryanair, récrimine: "même les chiens qui errent dans les rues de Bruxelles savent qu'Alitalia reçoit des aides d'Etat illégales, mais la Direction générale des transports (de la Commission européenne, NDLR) continue d'ignorer ce soutien public flagrant".

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