Gaz de France : rachat d'actions et golden share de l'Etat pour le mariage avec Suez

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Le conseil d'administration de Gaz de France a décidé la mise en oeuvre d'un programme de rachat d'actions, concernant jusqu'à 2,5% de son capital, et qui pourrait représenter "environ un milliard d'euros". Le décret donnant à l'Etat français une action spécifique dans GDF pour son mariage avec Suez vient d'être publié au JO.

Le conseil d'administration de Gaz de France a décidé la mise en oeuvre d'un programme de rachat d'actions, concernant jusqu'à 2,5% de son capital, et qui pourrait représenter "environ un milliard d'euros", selon un communiqué publié par le groupe ce vendredi.

Ce programme de rachat d'actions, en vue d'annulation, a été fixé au maximum à 24.500.000 actions, et s'achèvera au plus tard le 23 novembre 2008, précise le communiqué. Son principe avait été approuvé lors d'une assemblée générale du groupe en mai dernier "dans la limite de 5%" du capital, avec un prix maximal de rachat s'élevant à 50 euros par action hors frais d'acquisition.

Par ailleurs, après le décret de privatisation de Gaz de France paru hier au JO, le Journal Officiel, qui doit permettre à l'Etat de passer de 80% à moins de 50% dans le capital du groupe gazier, le décret donnant à l'Etat une "action spécifique" ou 'golden share" - prévue par la loi du 7 décembre 2006 sur l'énergie - au capital de GDF avant sa fusion avec Suez, pour s'opposer à la cession d'activités stratégiques, a été publié ce vendredi au JO, le Journal Officiel. "Une action ordinaire de l'Etat au capital de Gaz de France est transformée en une action spécifique", affirme le décret daté du 20 décembre.

Avec cette action, le ministre de l'Economie "peut s'opposer" à la cession ou au transfert des "canalisations de transport de gaz", des "actifs liés à la distribution de gaz", des "stockages souterrains de gaz", ou des "installations de gaz naturel liquéfié" (GNL), "s'il considère cette décision contraire aux intérêts essentiels de la France dans le secteur de l'énergie relatifs à la continuité et à la sécurité d'approvisionnement en énergie".

L'Etat qui détiendra 35,6% du capital du futur GDF Suez.a renouvelé jeudi son "plein soutien" au projet de fusion, menacé de nouveaux retards (après ceux de 2006 et 2007) après la décision des syndicats de ne pas donner leur avis en comité d'entreprise sur ce mariage et la décision de la justice. Le tribunal de Paris, saisi par la direction de Gaz de France pour forcer les syndicats à donner leur avis, a en effet annoncé qu'il tranchera avant le 22 janvier ce qui risque de repousser à mai-juin la fusion qui devrait dès lors se faire sur la base des comptes audités de 2007 et non du seul premier semestre 2007.

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