La Berd ne financera pas le projet russe Sakhaline 2
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La Berd, Banque européenne pour la reconstruction et le développement, a annoncé ce mardi dans un communiqué qu'il a été décidé d' "un commun accord avec le géant gazier russe Gazprom et les autres actionnaires du projet Sakhaline qu'elle ne reprendrait pas les négociations sur le financement du projet Sakhaline 2".
Il avait été convenu que la Berd financerait le projet à hauteur d'environ 300 à 400 millions de dollars sur les 20 milliards de dollars, nécessaire à la réalisation de Sakhaline 2, qui doit honorer les contrats existants de vente de gaz naturel liquéfié au Japon, à la Corée du Sud et aux Etats-Unis, avec une première livraison prévue à l'été 2008.
Cette décision n'est pas une surprise puisqu'en janvier dernier, la Berd s'était déjà rétractée suite à un important changement dans l'actionnariat, intervenu un peu plus tôt. En effet, en décembre après des mois de pressions des autorités environnementales russes, Shell et ses partenaires japonais Mitsui et Mitsubishi avaient accepté de céder chacun la moitié de leurs parts pour permettre à Gazprom de devenir l'actionnaire majoritaire du projet.
La Berd, créée en 1991 pour faciliter la transition des pays de l'ancien bloc soviétique vers l'économie de marché, avait à cette occasion rappelé que ses statuts l'amenaient plutôt à favoriser l'investissement privé dans ce type de pays qu'une entreprise nationalisée, en l'occurrence Gazprom.
Autre facteur déterminant dans son refus de financement est le fait que "Gazprom ainsi que les autres actionnaires en sont déjà à un stade avancé des négociations sur ce financement et espèrent l'avoir bouclé dans les prochains mois" a ajouté la Berd.
A Moscou, le groupe russe Gazprom a annoncé dans un communiqué que "la décision de la Berd n'est pas un facteur limitant" pour ce projet qui est à l'heure actuelle, le projet privé le plus cher jamais réalisé. La Berd considère à présent qu' "il est préférable de se concentrer sur une coopération dans d'autres projets, comme la promotion des énergies renouvelables, où son expérience et son expertise peuvent apporter beaucoup à Gazprom et à la Russie".
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