La croissance de l'économie chinoise nourrit les ambitions d'Alstom

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Le groupe industriel français mise sur la Chine pour soutenir son activité future. Alstom y vise en moyenne un milliard d'euros de commandes par an jusqu'en 2009 et prévoit notamment de renforcer les capacités de production de son usine d'équipements hydroélectriques de Tianjin, devenue la plus importante du groupe dans le monde.

Alstom entend bien profiter de la croissance effrénée de l'économie chinoise. Le groupe industriel français a pour objectif d'y engranger un milliard d'euros de commandes par an en Chine, ont affirmé aujourd'hui les dirigeants du groupe, lors d'une conférence de presse organisée à Pékin. "Un milliard, c'est une moyenne sur les deux, trois prochaines années", a précisé Philippe Joubert, président d'Alstom Power.

Un but qui semble atteignable, voire déjà atteint, au vu des trois derniers exercices du groupe français. Les commandes en 2005-2006 ont en effet représenté 815 millions d'euros, après 1,6 milliard engrangés en 2004-2005 et 620 millions en 2003-2004. Il y a trois ans, "les commandes n'étaient de l'ordre que de 300 millions" par an, a souligné Philippe Joubert, précisant que les branches énergie et transport faisaient jeu égal dans la prise de commandes.

Alstom place de grands espoirs sur la génération d'électricité dans un pays "où on parle d'ajouter chaque année de l'ordre de 40 gigawatts" et qui "représente 30 ou 40% du marché mondial de la production d'énergie". Le groupe va ainsi augmenter de façon significative les capacités de son usine d'équipements hydroélectriques de Tianjin (nord) où ont notamment été fabriqués des turbogénérateurs équipant aujourd'hui le gigantesque barrage des Trois Gorges, sur le Yangtze. Dans son secteur, Tianjin est aujourd'hui la plus importante usine d'Alstom au monde en termes de capacité et doit passer de 1.000 employés en septembre à quelque 1.500 après la dernière phase d'investissements.

Alstom table aussi sur son expérience en matière de centrales à charbon "propres", "réduisant à rien ou presque les polluants autres que le CO2", dans un pays où l'électricité provient massivement de la combustion de la houille mais qui se montre de plus en plus soucieux de la dégradation de son environnement.

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