La crise énergétique menace jusqu'à 1,3 million d'emplois en Europe
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L'automobile, la construction, la métallurgie, la chimie et les transports figurent parmi les secteurs les plus vulnérables.
CG - REUTERS - Claudia Greco
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L'automobile, la construction, la métallurgie, la chimie et les transports figurent parmi les secteurs les plus vulnérables.
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La hausse des prix de l’énergie provoquée par les tensions entre les États-Unis et l’Iran pourrait avoir de lourdes conséquences sur l’emploi industriel européen. Jusqu’à 1,3 million de postes sont menacés cette année dans plusieurs secteurs clés de l’économie du continent, a alerté mercredi la commissaire européenne chargée de l’emploi, Roxana Minzatu.
« En raison de la guerre au Moyen-Orient, jusqu’à 1,3 million d’emplois sont menacés, et nous parlons ici en particulier d’emplois dans les industries à forte intensité énergétique », a déclaré la responsable européenne lors d’une conférence de presse.
Selon les estimations de la Commission européenne, l’industrie automobile serait de loin la plus exposée. Le secteur pourrait à lui seul perdre jusqu’à 600.000 emplois sous l’effet du renchérissement des coûts énergétiques, qui pèse sur la compétitivité des sites de production européens.
La construction, la métallurgie, la chimie et les transports figurent également parmi les activités les plus vulnérables. Ensemble, ces secteurs pourraient supprimer quelque 56.000 emplois. Les filières considérées comme stratégiques pour la transition énergétique ne seraient pas épargnées. Près de 85.000 emplois liés aux projets de batteries sont menacés, tandis que la fabrication de panneaux solaires pourrait perdre jusqu’à 58.852 postes.
Le secteur sidérurgique, déjà confronté à de profondes mutations, pourrait de son côté voir disparaître environ 4.500 emplois supplémentaires dans le cadre des mesures de décarbonation engagées par l’industrie.
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Au-delà des entreprises, la crise énergétique risque également d’affecter directement le pouvoir d’achat des ménages. Les foyers les plus modestes pourraient consacrer une part accrue de leur budget aux déplacements, avec une hausse estimée à 1,4 % des dépenses consacrées aux carburants de transport.
Ces perspectives soulignent la vulnérabilité persistante de l’appareil productif européen face aux chocs géopolitiques et aux variations des marchés de l’énergie. L’enjeu est considérable pour l’économie du continent : le secteur manufacturier de l’Union européenne emploie environ 30 millions de personnes, tandis que les services représentent près de 87 millions d’emplois.
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