Les ventes de logements anciens américains reculent à un plus bas en quatre ans
La Tribune
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Le ralentissement du secteur immobilier américain est bien loin d'être passé. Après l'excellente nouvelle des ventes de logements neufs publiés hier, qui ont marqué leur plus forte hausse en 14 ans, les ventes de logements anciens ont déçu. Elles ont reculé de 2,6% à un rythme annuel de 5,99 millions d'unités, un plus bas en quatre ans, contre 6,15 millions en mars. Les économistes du consensus recueilli par l'agence Bloomberg tablaient sur une stabilité par rapport au chiffre initialement annoncé pour mars, de 6,12 millions de logements vendus.
Or, les logements neufs ne comptent que pour seulement 15% du marché. De plus, le stock d'invendus de logements anciens a grimpé à son plus haut niveau depuis août 1992, à 4,2 millions, en hausse de 10,4% par rapport à mars. Les propriétaires vont donc être amenés à baisser encore les prix pour trouver preneur. La Réserve fédérale a récemment prévenu que le secteur immobilier restait un risque qui pouvait mettre en péril la croissance modérée.
"Je n'anticipe pas de reprise du secteur avant 2008", indique Russell Price, économiste chez H&R Block Financial Advisors, interrogé par l'agence Bloomberg à Detroit. "Les gens ne sont pas pressés d'acheter, ils attendent que les prix reculent encore", ajoute l'économiste. Le prix moyen d'un logement ancien n'a reculé en avril que de 0,8% sur un an à 220.900 dollars.
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