Ségolène Royal : "les électeurs de Nicolas Sarkozy ont été floués"

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Lors d'un voyage à La Rochelle, Ségolène Royal a tiré à boulets rouges sur la politique de Nicolas Sarkozy, estimant que ses électeurs avaient été trompés sur des sujets tels que le remboursement d'intérêts, ou encore le service minimum. Entrant de plein pied dans la campagne du PS pour les législatives, elle lance un vaste appel à la mobilisation des électeurs de gauche.

Pour son retour sur le devant de la scène politique depuis son échec au second tour de l'élection présidentielle, Ségolène Royal n'y a pas été pas de main morte. Samedi, à l'occasion d'un voyage de soutien aux candidats socialistes aux législatives dans son fief du Poitou Charente, l'ancienne candidate du Parti socialiste (PS) a estimé que les électeurs de Nicolas Sarkozy avaient été "floués" sur un certain nombre de dossiers et de promesses faites par le nouveau président de la République.

"Les gens vont se rendre compte petit à petit qu'ils ont été floués sur un certain nombre de propositions qui sont intenables", a estimé Ségolène Royal. "Il y a eu des mensonges tenus par Nicolas Sarkozy (...) aujourd'hui les rendez-vous de vérité sont là", a martelé l'ancienne candidate à la présidence.

Ségolène Royal a fait en particulier référence aux électeurs du candidat UMP qui "pensaient pouvoir bénéficier de déduction d'intérêts d'emprunts". De même, elle a ajouté sur la question du service minimum, "que le gouvernement recule déjà devant la réalité et le bon sens des partenaires sociaux".

Au sujet de la Turquie, pour laquelle Nicolas Sarkozy souhaitait arrêter toute négociation d'entrée en Europe, Ségolène Royal a jugé qu'au niveau européen, "il a été obligé de reculer, parce que les réalités sont là et que le président précédent s'était engagé sur un certain nombre de choses".

La présidente de la région Poitou Charente a exhorté le gouvernement de François Fillon à appliquer des réformes avant le premier tour des législatives, notamment au sujet de créations de postes dans les hôpitaux, de moyens supplémentaires pour l'enseignement supérieur et la recherche, ou encore de la revalorisation des bas salaires et des petites retraites, et des parachutes dorés pour les grands patrons.

Appel à la mobilisation

Par ailleurs, tandis que la députée sortante des Deux-Sèvres ne se présentera pas aux législatives, elle a lancé un appel à la mobilisation aux 17 millions d'électeurs qui ont voté pour elle. "Il faut faire en sorte qu'il y ait le plus grand nombre possible de députés de gauche à l'Assemblée Nationale, c'est un enjeu démocratique majeur pour que tous les pouvoirs ne soient pas entre les mêmes mains", a lancé Ségolène Royal.

Les élections auront lieu les 10 et 17 juin. Confiante sur le potentiel de la gauche elle a même ajouté: "s'il y a une cohabitation, nous assumerons". "Il est important que ce mouvement de fond qui s'est lancé aux présidentielles, cette énergie, cet enthousiasme se transforment aux législatives", a ajouté Ségolène Royal.

De son côté, le premier secrétaire du parti socialiste, François Hollande, invité de Canal Plus ce dimanche, a aussi appelé les électeurs de Ségolène Royal à se mobiliser pour les législatives. "Les Français ne doivent pas se résigner, ils doivent voter parce que ce qui ne serait pas fait les 10 et 17 juin ne sera plus fait pendant cinq ans". Il a surtout appelé à l'unité "non seulement du PS mais de toute la gauche".

Delphine Batho, candidate PS dans les Deux-Sèvres
Tandis que Ségolène Royal ne se représentera pas au poste de députée dans les Deux-Sèvres, la jeune socialiste Delphine Batho, 34 ans, aura pour mission de conserver la circonscription de Melle laissée vacante par Ségolène Royal. La présidente de la région Poitou-Charentes ne se représentera pas, afin de "respecter la règle socialiste du non-cumul des mandats". Delphine Batho est secrétaire national du PS chargée de la sécurité.

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