Rhodia engrange ses premiers bénéfices depuis 2000
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De nombreux indicateurs financiers - plus ou moins précis - ont dépassé les objectifs que s'était donnée la direction. La marge brute d'exploitation s'est élevée sur l'exercice à 14,2%, plus que l'objectif de 13% que s'était fixé le groupe, contre 11,3% en 2005. Et son ratio dette nette sur Ebitda récurrent a été en 2006 de 2,4 (après intégration des produits de la cession de l'activité silicones), mieux que l'objectif de 2,9. La dette nette a baissé à 1,657 milliard d'euros (après cession des silicones finalisée le 31 janvier 2007) contre 2,089 fin 2005.
"2006 marque la réussite du plan de redressement de Rhodia. Nous avons dépassé les objectifs ambitieux que nous nous étions fixés il y a trois ans et nous sommes heureux d'annoncer le premier résultat net positif depuis 2000", s'est félicité le directeur général du groupe Jean-Pierre Clamadieu, cité dans le communiqué.
2007 "sera une année d'investissements destinés à soutenir la croissance", explique Rhodia qui précise que "les conditions de marché demeurent satisfaisantes en début d'année avec un bon niveau d'activité et de prix dans un environnement toujours marqué par des prix de matières premières et de l'énergie élevés".
Le groupe indique, au chapitre des perspectives financières, être "confiant dans sa capacité à générer en 2008 une marge d'Ebitda récurrent supérieure à 15% pour l'activité chimie (...) et un ratio dette nette sur Ebitda récurrent inférieur à 2".
Dans le rouge depuis 2001, Rhodia, né en 1998 de la séparation des activités chimie du français Rhône-Poulenc lors de son mariage avec l'allemand Hoechst qui a donné naissance à Aventis, avait enregistré une perte colossale en 2003, de 1,3 milliard d'euros. Très endetté, à deux doigts de la faillite, le groupe a depuis procédé à des augmentations de capital et entamé une sévère cure d'amaigrissement, cédant des centaines de millions d'euros d'actifs et supprimant plusieurs centaines d'emplois, pour se recentrer sur ses activités les plus rentables. Toutes ces péripéties ne sont peut-être qu'un mauvais souvenir.
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