Le déficit budgétaire français s'est encore creusé au premier semestre

Sur les six premiers mois de l'année, le déficit est supérieur de 3 milliards d'euros à celui de l'année précédente. Mais la différence était bien plus importante à fin mars en raison de la mise en oeuvre du nouveau cadre budgétaire lié à la Lolf.

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A priori, rien de bon : le déficit budgétaire de la France s'est dégradé à 29,71 milliards d'euros fin juin contre 26,86 milliards d'euros un an plus tôt à la même période. Mais l'année 2006 a été "particulièrement atypique", indique le ministère du budget, qui souligne que le creusement du déficit par rapport à l'an dernier (jusqu'à 18 milliards d'euros de différence en mars d'une année sur l'autre) a tendance à se résorber. Et puis, fin juin 2005, le déficit budgétaire atteignait 35,72 milliards d'euros.

Pour le ministère du Budget, "la dégradation apparente du déficit budgétaire observée en début d'année (jusqu'à 18 milliards d'euros en mars d'une année sur l'autre), liée à des décalages calendaires tant en recettes qu'en dépenses, a quasiment disparu à la fin du mois de juin".

Fin juin, les dépenses du budget général s'élevaient à 134,13 milliards d'euros, soit 2,2 milliards d'euros de plus qu'à la même période de 2006. Fin mai, la progression des dépenses était de 5,3 milliards d'euros. Ce "ralentissement de l'augmentation des dépenses" d'une année sur l'autre, confirme, selon le ministère, "l'interprétation qui attribuait la progression apparente des dépenses aux retards ayant affecté le début d'exercice, en 2006, lors de la mise en oeuvre du nouveau cadre budgétaire et comptable lié à la Lolf" (Loi organique relative aux lois de finances).

Les recettes s'établissaient fin juin 2007 à 119,22 milliards d'euros, soit environ 1,8 milliard d'euros de plus que l'année dernière à la même date. Le ministère souligne qu'"à périmètre constant, les recettes fiscales nettes s'inscrivent à la fin du mois de juin en progression de 2,2% par rapport à la même période de l'année dernière", soit environ 3,1 milliards d'euros de plus. L'augmentation des recettes "se concentre principalement sur l'impôt des sociétés (+1,9 milliard d'euros, en hausse de 8% d'une année sur l'autre), à la faveur d'un niveau élevé du solde versé en avril et du deuxième acompte versé au mois de juin", précise le communiqué.

Les recettes de l'impôt sur le revenu diminuent de 0,7% (-0,2 milliard d'euros) en raison de l'entrée en vigueur de la réforme du barème, qui s'est traduite par une baisse automatique des acomptes versés par les contribuables.
Le niveau élevé du prix des produits pétroliers entraîne, en raison d'un ralentissement de la consommation, une diminution des recettes de TIPP (la taxe intérieure sur les produits pétroliers), dont le produit s'inscrit en baisse de 3,5% (-0,3 milliard d'euros). Enfin, les recettes non fiscales "sont en forte hausse" (+2,2 milliards par rapport à fin juin 2006) "en raison du niveau élevé des dividendes versés à cette époque de l'année", selon le communiqué.

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