Volvo rachète une division d'Ingersoll Rand pour 1,3 milliard de dollars

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Le constructeur suédois de poids lourds Volvo (dont Renault est le premier actionnaire avec 20 % du capital) va racheter l'activité engins de construction de route du groupe américain Ingersoll Rand, pour 1,3 milliard de dollars (soit 984 millions d'euros).

Volvo accélère les opérations de croissance externe. Le suédois qui a lancé le 20 février une offre pour acquérir la totalité du capital du japonais Nissan Diesel (filiale camions de Nissan) veut se déployer cette fois ci aux Etats-Unis. Il vient d'indiquer qu'il rachète Ingersoll Rand pour 1,3 milliard de dollars soit 984 millions d'euros. Ingersoll Rand, filiale du groupe Ingersoll Rand coté à la Bourse de New York depuis 100 ans, est un fabricant d'engins lourds pour la construction des routes et pour le compactage des sols, dont le chiffre d'affaires en 2006 a atteint 864 millions de dollars et le bénéfice opérationnel près de 101 millions de dollars.

Volvo, le numéro deux mondial du poids lourds avec les marques Volvo, Mack et Renault Trucks, est déjà présent sur le segment des véhicules de construction sous la marque Volvo Construction Equipement (Volvo CE) Cette acquisition "met Volvo Construction Equipement au niveau des leaders mondiaux des équipements de construction", estime le PDG de Volvo, Leif Johansson, cité dans le communiqué.

De son coté, Tony Helsham, président de Volvo CE. souligne que le rachat présente aussi un intérêt géographique car "il crée des opportunités intéressantes de croissance en capitalisant sur un réseau commun de vendeurs en Amérique du nord, en Europe et en Asie". Selon une première estimation, "les synergies au niveau du revenu opérationnel (...) devraient atteindre 600 millions de couronnes suédoises (65 millions d'euros) annuellement d'ici une période de cinq ans".

Le groupe suédois basé à Göteborg signe ainsi une nouvelle acquisition significative après avoir conclu il y a quelques jours le rachat de la branche poids lourds de Nissan Motor, dont il possédait déjà 19 % du capital. Une transaction d'un montant de 1,1 milliard de dollars (836 millions d'euros).

Le groupe suédois dispose de liquidités depuis la vente de son activité de construction automobile (Volvo Cars) à Ford en 1999. Plus récemment, son projet de reprise du constructeur Scania a été contré par Bruxelles. Aujourd'hui, la stratégie du constructeur de poids lourds s'appuie sur la croissance externe.

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