La croissance américaine revue en hausse à 4% au deuxième trimestre

La hausse du PIB a atteint 4%, au lieu de 3,4% précédemment annoncé, au deuxième trimestre. Un résultat encourageant mais qui doit plus à l'amélioration de la balance commerciale qu'à la consommation, traditionnel moteur de la croissance outre-Atlantique.

Voilà qui devrait apporter une note d'optimisme dans la perception de la conjoncture économique internationale. La croissance américaine du deuxième trimestre a été révisée en hausse à 4%, au lieu de 3,4% annoncé initialement, en raison d'une balance commerciale et d'investissements d'entreprise meilleurs que prévu, a indiqué ce jeudi le département du Commerce. C'est la croissance la plus vigoureuse enregistrée depuis le premier trimestre 2006, et un chiffre à peu près conforme aux attentes des analystes qui tablaient sur une hausse de 4,1% du produit intérieur brut (PIB).

Ce rapport était très attendu par les marchés qui s'interrogent sur les ramifications de la crise provoquée par les emprunts immobiliers à risques et sur les intentions de la banque centrale (Fed) pour y faire face. Les investisseurs espèrent une baisse du principal taux d'intérêt de la Fed, qui est actuellement fixé à 5,25%, mais savent que la banque centrale sera très réticente à le faire si la croissance tient le coup et si l'inflation est enfin en voie d'assagissement.

Du côté de l'inflation, le ministère a revu en légère baisse la mesure la plus suivie par les analystes, à savoir l'indice des prix lié aux dépenses de consommation. L'indice principal a augmenté de 4,2% (au lieu de 4,3%), et celui hors alimentation et énergie a progressé de 1,3% (au lieu de 1,4%), ce qui est le niveau le plus bas en quatre ans.

La révision à la hausse de la croissance s'explique essentiellement par une amélioration du déficit commercial et par la vigueur des investissements, a souligné le ministère dans une note technique. Les exportations ont été révisées en hausse (+7,6% au lieu de +6,4%), tandis que les importations reculaient plus que prévu (-3,2% au lieu de -2,6%.

De leur côté les entreprises ont augmenté leurs investissements (+11,1% au lieu de +8,1%), surtout dans les infrastructures. Les dépenses de consommation n'ont été révisées qu'à la marge (+1,4% au lieu de +1,3%), confirmant leur ralentissement dans un contexte de prix de l'essence élevés et de ralentissement de l'immobilier. Ce sont surtout les achats de biens durables, commes les automobiles par exemple, qui ont souffert, avec une baisse de 0,3% qui est la plus marquée en quatorze ans. Les dépenses de consommation ont ainsi perdu au deuxième trimestre leur rôle de moteur de la croissance, au profit de l'amélioration de la balance commerciale.

L'investissement résidentiel a accusé un recul plus important qu'estimé initialement: -11,6% au lieu de -9,3%, ce qui marque son sixième trimestre consécutif de baisse. Les analystes redoutent que ce retournement ne pèse durablement sur la consommation, d'autant plus que les derniers chiffres sur l'activité et les prix dans le secteur immobilier ne laissent pas entrevoir de rétablissement dans les mois à venir. Enfin, les dépenses publiques ont augmenté de 5,9% au lieu de 6,7%.

Dans un rapport distinct, le département du Travail a annoncé que les demandes hebdomadaires d'allocations chômage avaient augmenté de 9.000, à 334.000 au cours de la semaine close le 25 août, contre 320.000 attendues par les analystes.

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