Gilles Carrez prudent sur le non-remplacement des départs à la retraite

Le rapporteur général du budget à l'Assemblée nationale juge "impossible" le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite dès 2008.

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Pris en étau entre les dépenses du nouveau "paquet fiscal" et les objectifs de baisse du déficit, le budget 2008 devra passer par des économies substantielles, en particulier grâce à la réduction du nombre de fonctionnaires. Le tout est de savoir combien de fonctionnaires partant à la retraite ne seront pas remplacés, sachant que plus de la moitié d'entre eux font partie de l'éducation nationale. Pour Gilles Carrez, rapporteur général du budget à l'Assemblée nationale, l'annonce de principe de Nicolas Sarkozy sur le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite est "impossible" en 2008.

"Ce qui me paraît important c'est que petit à petit on progresse dans cet objectif de ne pas remplacer une partie non négligeable des fonctionnaires qui partent en retraite, car c'est une des rares marges de manoeuvre que nous ayons", a-t-il déclaré sur BFM, affirmant que tous les pays ayant eu à redresser leurs finances publiques l'avaient fait. "En 2007, il n'y a que 15.000 non-remplacements par rapport à 60 ou 70.000 départs en retraite. Si on passe de 15.000 à 20 ou 25.000 voire 30.000, ça ne fera pas du 1 sur 2, mais 1 sur 3", a-t-il observé.

Dans un rapport du 18 juillet, le sénateur UMP Philippe Marini estime qu'il faudra, selon les scénarios, économiser entre 60 et 80 milliards d'euros sur la législature afin de ramener les comptes publics à l'équilibre et la dette sous les 60% de produit intérieur brut (PIB) au plus tard en 2012. Le président Nicolas Sarkozy, a repoussé à cette date ce double objectif, suscitant l'ire de ses partenaires européens. Le coût pour l'Etat du "paquet fiscal" sera pour sa part de 10 à 11 milliards dès 2008, selon la propre estimation de la ministre de l'Economie Christine Lagarde. Et pour ajouter au casse-tête, la hausse des taux d'intérêts provoquera un renchérissement de la dette.

Concernant le séminaire gouvernemental convoqué ce mardi par le chef du gouvernement François Fillon, Gilles Carrez a jugé "vraiment intéressante" cette "approche collégiale où l'on rassemble autour d'une table l'ensemble des ministres dépensiers et où chacun de façon solidaire doit prendre en compte la contrainte générale de stabilisation de la dépense".

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