Record historique pour les prix du pétrole avant de fortement refluer

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Le pétrole propulsé à 78,77 dollars a inscrit un nouveau plus haut jamais atteint. Le prix a flambé après l'annonce d'une baisse des stocks de brut six fois plus importante que celle attendue. Puis les cours ont fortement reflué sur des prises de bénéfices. D'autant que les réserves d'essence et de produits distillés sont, elles, en hausse.

Douche écossaise sur les marchés pétroliers. Le baril new-yorkais a atteint ce mercredi les 78 ,77 dollars, un record. Le marché américain n'a pas laissé une minute avant de réagir à la baisse inattendue des stocks de brut. Jusqu'à aujourd'hui, le prix le plus haut de l'or noir qui datait du 13 juillet 2006 était de 78,40 dollars.

Les réserves pétrolières ont déçu. Et pour cause, les analystes tablaient sur une baisse des stocks de brut d'environ 1,13 million de barils alors qu'ils ont reculé de 6,5 millions la semaine dernière pour revenir à 344,5 millions. Cette baisse est imputée à la forte cadence des raffineries qui ont fonctionné à 93,6% de leurs capacités.

Dans ce contexte, la bonne performance des stocks d'essence et de produits distillés passe à la trappe. Et pourtant, ils ont été largement supérieurs aux prévisions des analystes. Les réserves d'essence, variable clé durant la saison estivale de grands déplacements en voiture aux Etats-Unis, ont augmenté de 600 000 barils à 204,7 millions de barils, au-delà des 125.000 millions de barils attendus.

Pareillement, les réserves de stocks distillés (gazole et fioul de chauffage) ont progressé de 2,8 millions de barils pour s'établir à 126,5 millions de barils soit une hausse deux fois plus grande que celle annoncée.

Ces données rassurantes ont-elles fini par être prises en compte ? Ou le marché a t-il fait l'objet de massives prises de bénéfices ? Toujours est-il qu'après ce record, les prix ont fortement reflué, le WTI repassant même sous la barre des 77 dollars et le Brent sous celle des 76 dollars.

Les tensions récentes qui régnaient sur les marchés ont en tout cas rendu le cours du pétrole très sensible. Après la forte hausse de la veille, de nombreux opérateurs s'étaient retirés du marché en attendant la publication des stocks pétroliers. La crainte d'un déséquilibre entre l'offre et la demande de pétrole rend le marché nerveux.

Depuis le début du mois de juillet, les inquiétudes des investisseurs sont nombreuses : la dégradation des conditions de sécurité au Nigeria, les discussions sur le nucléaire entre l'Iran et l'Occident et la saison des ouragans aux Etats-Unis sont autant de facteurs qui laissent peser des doutes sur l'évolution du cours du baril à New-York.

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