Bruxelles s'inquiète de nouveau des dérapages concurrentiels de Microsoft

La commissaire européenne à la Concurrence s'inquiète des gains de part de marché de Microsoft dans les systèmes d'exploitation pour serveurs.

Elle n'est pas contente et cela n'est jamais très bon signe pour l'entreprise victime de sa colère. Elle, c'est Neelie Kroes, la commissaire européenne à la Concurrence. Ce matin, celle qui n'a pas la langue dans sa poche s'est inquiétée de ce que Microsoft, qui ne s'est toujours pas plié à sa condamnation de mars 2004 pour abus de position dominante, continue à gagner des parts de marché dans les systèmes d'exploitation pour serveurs.

"Microsoft gagne constamment des parts de marché et cela m'inquiète", a déclaré Mme Kroes lors d'une audition au Parlement européen à Bruxelles. En 1999, la version serveur du système d'exploitation vedette de Microsoft, Windows, détenait une part de marché de 35 à 40%, selon la Commission. Cette proportion est ensuite passée à 60% en 2003 et atteint 70 à 75% actuellement.

Il y a trois ans, la Commission européenne a condamné le groupe américain à une amende record d'un demi-milliard d'euros et l'a enjoint d'appliquer plusieurs mesures correctives. Mais depuis, Microsoft ne cesse de tergiverser. Il n'a toujours pas fourni à ses concurrents la documentation technique réclamée par Bruxelles et nécessaire pour élaborer des logiciels compatibles avec Windows.

Après avoir infligé à Microsoft une nouvelle amende de 280 millions d'euros pendant l'été 2006 pour ce retard, Mme Kroes a menacé le 1er mars le groupe de nouvelles sanctions, car elle estime qu'il monnaie trop cher ses licences Windows à ses concurrents. De là à y voir une fixation sur l'entreprise de Bill Gates...

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