10.000 postes supprimés dans l'Education nationale : un "ordre de grandeur" pour le ministre

Xavier Darcos attendra les arbitrages de cet été pour fixer le chiffre précis des emplois supprimés. Les syndicats de l'Education nationale s'étaient mobilisés dès l'annonce de ce chiffre de 10.000.

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Cela sent comme une ouverture. Le chiffre de 10.000 postes à supprimer dans l'Education nationale dans le cadre du budget 2008 serait un "ordre de grandeur", a indiqué ce lundi 2 juillet le ministre, Xavier Darcos, sur RMC. Il "attend les arbitrages" dès cet été sur la diminution globale du nombre de fonctionnaires pour confirmer le nombre de suppression de postes dans les écoles, les collèges et les lycées.

Or, jeudi 28 juin, le ministre de l'Education nationale avait estimé à 10.000 le nombre de postes à supprimer. Les syndicats de l'Education nationale s'étaient aussitôt mobilisés. Tout de suite, le puissant Snes-FSU, principal syndicat des collèges et lycées, avait déclaré "s'opposer avec la plus grande détermination à tout projet de budget qui serait construit sur la logique des annonces qui viennent d'être faites". Pour le SNUipp, principal syndicat de l'enseignement primaire, l'annonce était "ahurissante et inacceptable". Les deux syndicats mettaient en avant la progression des effectifs des élèves pour l'année prochaine. Et même le SNPDEN-Unsa, majoritaire chez les chefs d'établissements, montait au créneau et prévenait qu'ils participeraient à "la riposte" du monde de l'éducation. Bref, c'était le tollé.

Lors de sa première annonce, le jeudi, Xavier Darcos précisait: "Si nous obtenons que des professeurs, dans le cadre de la réflexion sur leur métier, acceptent d'être moins nombreux mais d'avoir un temps de travail différent, volontaire, évidemment, grâce à des volants d'heures supplémentaires importants, nous pouvons sans doute trouver des ajustements". Il rappelait qu'il était "favorable à la bivalence initiale" des enseignants, qui, dans ce cadre enseignent dans deux matières.

Le ministre analysait ces disparitions de postes dans le cadre global d'une réduction du nombre de fonctionnaires prévue par les engagements présidentiels. Les arbitrages de cet été concerneront la répartition des non-remplacements de 30.000 à 40.000 fonctionnaires partant à la retraite. L'Education nationale forme les plus gros bataillons de la fonction publique avec 1.115.000 fonctionnaires, dont 285.000 administratifs.

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