Le patron de Novartis confiant dans la santé économique de son groupe

Malgré une ambiance plombée sur le marché mondial des médicaments, Novartis ne se laisse pas impressionner. Dans un entretien au Figaro, son PDG, Daniel Vasella, vise une hausse annuelle de 10% du chiffre d'affaires de son laboratoire entre 2008 et 2012.

Bras de fer juridique avec l'Inde, perte des brevets de deux produits phares, baisse générale des prix des médicaments dans le monde... Et pourtant Novartis semble tenir le cap. Son PDG, le patron le mieux payé de Suisse prévoit d'accroître son chiffre d'affaires de 10% par an entre 2008 et 2012.

Son objectif ? Innover. Novartis s'apprête à sortir plusieurs nouveaux médicaments cette année et des investissements de plusieurs centaines de millions de francs suisses sont prévus, d'après Daniel Vasella. Le président du troisième laboratoire mondial l'a bien compris: "le secteur pharmaceutique est moins rentable qu'il y a vingt ans", et il ne peut survivre sans innovation.

Mais pour innover, "il faut que l'intérêt financier soit là, autrement dit que l'on veille à la protection des brevets pour garantir une juste rémunération de nos efforts". A ce titre, Daniel Vasella a entamé un bras de fer avec le gouvernement indien sur la propriété intellectuelle sur le Glivec, un médicament utilisé dans le traitement des leucémies. Une position que ne comprennent pas les organisations humanitaires qui se fournissent en produits traitants dans la "pharmacie des pays en développement" qu'est devenu le sous-continent.

Mais Novartis n'est pas complètement démuni face aux changements drastiques que connaît le marché, en particulier ceux dus au déferlement des médicaments génériques. Et pour cause: "Novartis a fait un choix fort", selon Daniel Vasella, "celui d'être présent dans quatre activités clés de l'industrie pharmaceutique".

On retrouve donc le groupe suisse dans la recherche et le développement de nouveaux produits, mais aussi dans le domaine des vaccins, de l'automédication... et des génériques. Sa marque Sandoz, qui a racheté sept laboratoires, se place juste derrière le leader mondial des génériques, l'israélien Teva.

En moins de huit ans à la tête du groupe, Daniel Vasella est parvenu à doubler son chiffre d'affaires à plus de 44 milliards de francs suisses (plus de 27,13 milliards d'euros) et augmenter son bénéfice net de 30% à 8,7 milliards de francs suisses (5,4 milliards d'euros), une réussite qui fait dire à son PDG, confiant, qu'il "n'y aura pas de plan social d'envergure internationale chez Novartis", contrairement à ses concurrents qui compriment en ce moment leurs coûts.

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