Londres reste la ville la plus chère au monde mais les prix à Moscou flambent

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L'explosion des prix de l'immobilier russe devrait faire passer Moscou au premier rang des villes les plus chères d'ici dix ans, d'après une étude de Knight Frank et Citi Private Bank.

A plus de 35.000 euros le m2 pour les biens haut de gamme, Londres reste la ville la plus chère au monde, suivie de près par Monaco. Mais d'ici une dizaine d'années, la capitale britannique pourrait être détrônée par Moscou. C'est en tout cas la conclusion de la première édition de l'enquête "Wealth Report" du groupe immobilier Knight Frank et de Citi Private Bank. Cette étude décortique les comportements en matière d'immobilier des particuliers dont la fortune dépasse les 10 millions de dollars, hors résidence principale.

Moscou arrive aujourd'hui à la onzième place des villes les plus chères au monde, avec un prix aux environs de 13.000 euros le m2 pour l'immobilier de prestige, mais les prix ont augmenté de 75 % l'an dernier. A titre de comparaison, l'immobilier de luxe londonien s'est envolé de 30 % en un an. "Le monde devient de plus en plus petit" s'amuse Patrick Ramsay, président du pôle résidentiel de Knight Franck. Ainsi, les russes représentent une part de plus en plus importante des acheteurs à Londres. "Les russes réalisaient à peu près 65 transactions à Londres il y a cinq ans. Aujourd'hui, ils en font plus de 300, soit 20 % du marché des biens supérieurs à 6 millions de livres sterling" confirme Patrick Ramsay.

Plus globalement, l'étude constate la percée de certaines villes des marchés émergents parmi les villes les plus chères au monde : Outre Moscou et Saint-Petersbourg pour la Russie, on peut citer New Delhi et Bombay pour l'Inde, Canton et Pekin en Chine. Paris se situe aujourd'hui à la neuvième place du palmarès, aux environ de 13.000 euros le m2 pour les biens de prestige.

Mais la France est surtout très cotée en matière de résidences secondaires : Saint-Jean Cap Ferrat, sur la Côte d'Azur, caracole en tête du palmarès des lieux de villégiature à plus de 30.000 euros le m2, devant la Côte d'Emeraude en Sardaigne, la station de ski française Courchevel, le Cap d'Antibes, toujours sur la Côte d'Azur et Forte dei Marmi en Toscane.

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