La vente de Rafale à l'Arabie saoudite n'est plus "d'actualité", reconnaît Hervé Morin

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En visite à Ryad, le ministre de la Défense précise ne pas avoir parlé de l'avion Rafale avec les Saoudiens. Mais il déclare ouvert à une coopération énergétique nucléaire avec le royaume wahabite, comme à l'accueil de capitaux saoudiens dans les entreprises françaises.

"Nous n'avons pas discuté du Rafale avec l'Arabie saoudite", a déclaré à la presse Hervé Morin, ministre de la Défense, à Djeddah après avoir rencontré des responsables saoudiens. "Ce n'est pas un dossier d'actualité. Je pense qu'après la commande des Typhoon, ce n'est pas nécessairement une priorité."

L'Arabie saoudite et la Grande-Bretagne ont annoncé le mois dernier un contrat de 4,43 milliards de livres sterling portant sur la fourniture de 72 Eurofighter Typhoon dans le cadre d'un marché qui pourrait atteindre 20 milliards de livres et partagé entre BAE Systems, qui pilote le contrat, et plusieurs autres sociétés réparties à travers l'Europe et l'Arabie. Cette semaine n'aura pas été faste pour le Rafale de Dassault Aviation puisque la visite d'Etat du président Sarkozy au Maroc a également confirmé que Rabat n'achèterait pas non plus le chasseur-bombardier français, jetant à la place son dévolu sur le F-16 américain .

Interrogé sur la volonté de Ryad et d'autres pays du Golfe de lancer des programmes énergétiques nucléaires, Hervé Morin a répondu que la France était "ouverte" à l'idée d'aider l'Arabie saoudite sur cette voie. A une question sur les investissements saoudiens dans les industries stratégiques françaises, il a répondu que les capitaux arabes étaient les bienvenus. "EADS a déjà des fonds des Emirats et du Qatar dans son capital. Il n'y a donc pas de raison que de tels investissements ne soient pas réalisés dans des entreprises françaises ou européennes, tant que c'est dans l'intérêt de l'entreprise."

La Qatar Investment Authority est indirectement actionnaire du consortium aéronautique européen par le biais de participations dans Lagardère et un fonds de Dubaï. Le Qatar s'est déclaré en mars intéressé par l'acquisition de jusqu'à 10% d'EADS. Ce dernier est présent dans le consortium chargé du programme Eurofighter et que conduit BAE.

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