La crise immobilière aux Etats-Unis fait une première victime en Allemagne, la banque IKB

La banque allemande IKB a annoncé avoir fortement souffert de la crise immobilière aux Etats-Unis et révise par conséquent, à la baisse ses prévisions de résultat. De quoi inquiéter les investisseurs. Le titre cède plus de 23% à la Bourse de Francfort

Premier cas déclaré, les investisseurs retiennent leur souffle. La banque allemande IKB, spécialisée dans le financement des petites et moyennes entreprises, a lancé un vent de panique, ce lundi, en publiant un avertissement sur ses résultats annuels, qui auraient été lourdement affectés par la crise immobilière aux Etats-Unis. "Compte tenu des derniers développements, IKB n'est plus en mesure de maintenir sa prévision de résultat de 280 millions d'euros pour l'exercice 2007/2008. Dans la perspective actuelle, les résultats seront considérablement inférieurs" annonce la banque dans son communiqué.

Et pour cause, IKB est bien positionnée sur le segment des crédits hypothécaires à risque. Seule banque allemande interrégionale, l'IKB centre ses activités sur le financement des entreprises et des entrepreneurs en développant les services de financement immobilier, financement international et d'entreprises naissantes. Créée en 1924, la société bancaire, pionnière des prêts sur le long terme, compte 1.703 employés et 12 points d'attaches en Europe fin 2006.

Fortement affaiblie par la crise des crédits immobiliers à risque aux Etats-Unis, les fameux subprime, la banque a fait appel à son actionnaire de référence, la banque publique KFW, pour assurer sa solvabilité. A cet égard, la BaFin, le gendarme allemand des marchés financiers, assure avoir pris les mesures nécessaires pour éviter que le phénomène ne se répande à l'ensemble du secteur du pays.

A la Bourse de Francfort, la panique était le mot d'ordre dans la matinée. WestLB a révisé son objectif de cours de 32 à 22 euros et sa recommandation de "achat" à "conserver". Plus sévère, Dresdner Kleinwort Wasserstein est passé de "achat" à "vendre" en ramenant son objectif de cours de 30 à 17 euros. Par conséquent, l'action IKB reculait de 23,44% à 16,69 euros en entraînant dans son sillage d'autres groupes bancaires allemands: la Deutsche Bank, vingt fois plus grosse que l'IKB, voyait son titre céder 1,57% tandis que Hypo Real Estate Bank diminuait de 1,62%.

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