Les dirigeants de PME rechignent à embaucher

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Interrogés par l'institut TNS Sofres, 84% des dirigeants de PME-TPE ne prévoient pas de recruter au cours des trois prochains mois. Ils sont 58% à prévoir également une stabilité de leur chiffre d'affaires.

Interrogés par l'institut TNS Sofres pour le compte des experts-comptables sur leur velléités d'embaucher, la grande majorité (84%) des 800 dirigeants de PME et de TPE non unipersonnelles ne prévoit pas de recruter dans les trois prochains mois.

Pour quelle raison ? Le poids des charges sociales essentiellement, dont la baisse est régulièrement réclamée par les organisations patronales, Medef et CGPME en tête. En effet, le niveau des charges sociales est la principale raison invoquée (81%), suivi de la fiscalité (70%) et de la législation sur le temps de travail (67%).

Seuls 8% des dirigeants de PME et TPE avec salariés estiment que leur effectif salarié sera plutôt en hausse au cours des trois prochains mois. Ils sont la même proportion à anticiper une baisse.

Plus précisément, parmi ceux qui anticipent une hausse de leur effectifs, 69% envisagent d'utiliser des CDI, 31% des CDD et 16% des contrats nouvelles embauches (CNE).

Cette situation s'explique sans aucun doute par des perspectives peu engageantes. Selon cette enquête, 58% des chefs d'entreprises interrogés affirment que leur chiffre d'affaires sera sans changement au cours des trois prochains mois. En outre, 20% des dirigeants seulement prévoient d'investir dans les six mois à venir.

Par ailleurs, 68% des dirigeants de PME et TPE déclarent avoir l'impression que la situation économique et sociale en France a tendance à aller plus mal, contre seulement 5% qui estiment qu'elle va en s'améliorant. Un quart d'entre eux affirme qu'il n'y a pas de changement.

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