La pression s'accentue sur la BCE pour un statu quo le 6 septembre
La Tribune
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Terriblement marquée par l'inflation galopante des années 1930, l'Allemagne s'était pour le moment bien gardée de toute critique à l'égard de la politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE). C'est seulement aujourd'hui que l'économiste en chef de la Fédération allemande des Chambres de commerce et d'industrie (DIHK) a rompu avec cette position.
Axel Nitschke a jugé que les récentes turbulences sur les marchés devraient aider à ralentir la croissance de la masse monétaire. "Dans ce contexte, j'exhorterais la BCE à ne pas relever ses taux en septembre", a-t-il ainsi déclaré à Berlin, ajoutant que la banque centrale ferait mieux d'observer d'abord l'évolution de la situation. Axel Nitschke a estimé que la crise actuelle du crédit sur les marchés internationaux devrait probablement freiner la croissance mondiale.
Hier, le Premier ministre François Fillon indiquait dans un entretien au "Monde" attendre "les futures décisions de la BCE", en soulignant combien "l'inflation est à un niveau particulièrement bas". Il faut dire que les arguments ne manquent pas pour presser la Banque centrale européenne de laisser inchangé son taux directeur lors de sa prochaine réunion monétaire le 6 septembre. La Fed, -elle!-, a baissé son taux d'escompte, la croissance en zone euro a été particulièrement décevante au deuxième trimestre et les marchés ont été très chahutés par la crise du crédit ces dernières semaines...
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