La Russie en "pole" position pour exploiter l'Arctique
La Tribune
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Un drapeau russe en titane planté dans le grand Nord : la Russie affiche ses prétentions conquérantes. L'expédition scientifique mené par l'explorateur polaire Alexandre Tchilingarov, vice président de la Douma, l'assemblée russe, a envoyé hier deux sous marins jusqu'à 4261 mètres de profondeur. Les fonds marins arctiques recèleraient des réserves de pétrole, de gaz ou encore de d'étain, d'or de manganèse, de plomb, de platine et de diamant, insoupçonnées.
Déjà très riche en réserves de gaz, la Russie, dont le groupe Gazprom dope la croissance du PIB (qui devrait atteindre 7% selon les prévisions du FMI), compte bien profiter des ressources énergiques de l'Arctique. Ce qui commence déjà à inquiéter ses voisins du grand Nord (les Etats-Unis avec l'Alaska, le Danemark avec le Groenland, la Norvège et le Canada qui ont des territoires au pôle Nord). Le chef de la diplomatie canadienne, Peter MacKay a montré son agacement en déclarant à la télé canadienne que "nous n'étions plus au 15ème siècle et que nous ne pouvions pas aller n'importe où dans le monde planter des drapeaux et revendiquer ce territoire".
La Russie, alors qu'elle a du mal à s'entendre avec la Norvège sur la délimitation de la frontière en mer de Barents, cherche à grignoter du territoire dans les eaux du Canada, en essayant de démontrer qu'une partie de cette zone appartient au prolongement du plateau sibérien. Ainsi, dans ce contexte mondial d'appauvrissement des réserves énergétiques connues et de crise écologique, la conquête des fonds arctiques est un défi stratégique pour lequel la Russie, qui veut retrouver sa grandeur perdue, paraît plus que déterminée.
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