Dominique Strauss-Kahn (FMI) se veut rassurant sur la crise du "subprime"

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Le futur directeur général du FMI assure que les bases de la croissance sont solides et que la crise actuelle sur les marchés du crédit devrait avoir un impact limité. Par ailleurs, il réaffirme sa volonté de réformer l'institution financière en pleine crise.

Pour sa première déclaration en tant que futur directeur général du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn s'est voulu rassurant. Alors que la crise du "subprime" de cet été continue de secouer le secteur bancaire mondial et les marchés financiers, le nouveau patron du FMI a estimé ce lundi que les bases de la croissance mondiale étaient aujourd'hui solides et que les conséquences des récentes turbulences financières ne devraient pas être dramatiques.

Selon DSK, l'économie mondiale devrait enregistrer un taux de croissance "très honorable" en 2008, expliquant : "la situation est maintenant sous contrôle". "Tout ce qui devait être fait par les banques centrales a été fait", a-t-il ajouté. Toutefois, le directeur de l'institution financière a reconnu que la crise n'était pas "résolue".

Par ailleurs, Dominique Strauss-Kahn a réaffirmé sa volonté de réformer le FMI, actuellement en pleine crise identitaire. Premier chantier: la réforme des quotes-parts, qui doit permettre une meilleure représentation de chaque pays, notamment des pays émergents, au sein de l'institution.

Le nouveau patron a ainsi demandé à ce que les Européens et la Russie abandonnent une partie de leurs quotes-parts lors de la réforme du Fonds. "Pour donner une plus grande représentation à certains pays, il faut que d'autres pays abandonnent une part de leur représentation" au sein du FMI, a-t-il expliqué.

Autre priorité: "réduire les dépenses" de l'institution financière. Dominique Strauss-Kahn envisage notamment la vente d'une partie des réserves d'or du Fonds mentionnée dans le rapport Crockett (rapport sur les dépenses de l'institution publié en début d'année), estimant que "cela ne pose pas vraiment problème mais n'est pas la solution". En fait, DSK veut aller plus loin. La question de la réduction de la taille du Fonds "est vraiment sur la table", a-t-il affirmé.

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