Les cours du pétrole continuent de baisser

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Les craintes de crise généralisée du crédit se sont répercutées sur les cours du pétrole qui baissent depuis la semaine dernière.

A 2h20 GMT, le baril de "light sweet crude" pour livraison en septembre cédait 10 cents à 71,52 dollars contre 71,62 dollars lundi soir à New York. Les cours du brut reculaient mardi dans les échanges électroniques cotés en Asie dans un marché toujours prudent en raison de la crise des prêts immobiliers à risque ("subprime") aux Etats-Unis.
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Le Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre perdait huit cents à 70,15 dollars. "Les investisseurs restent prudents en raison du climat financier agité", selon la Société Générale. La semaine dernière, le marché du pétrole a été frappé de plein fouet par la crise des prêts immobiliers à risque ("subprime") qui fait trembler les bourses mondiales depuis la mi-juillet.

De nombreux fonds spéculatifs ont cherché à couvrir leurs pertes en liquidant leurs positions sur les marchés des matières premières d'autant plus touchés qu'ils avaient attiré de nombreux spéculateurs pariant sur une hausse des cours.

Mais la dégringolade des cours a été enrayée vendredi par l'intervention des banques centrales. La Réserve fédérale américaine avait notamment apporté 38 milliards de dollars (27,91 milliards d'euros) vendredi et 24 milliards (17,63 milliards d'euros) jeudi, en plusieurs opérations à chaque fois. Elle est à nouveau intervenue lundi en injectant 2 milliards de dollars (1,47 milliard d'euros) dans le système monétaire.

Les analystes soulignent en effet la robustesse persistante de la demande mondiale qui devrait pousser les prix à la hausse face à une offre limitée. Dans son dernier rapport mensuel publié vendredi, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) avait d'ailleurs maintenu inchangée sa prévision de demande mondiale de pétrole à 88,2 millions de barils par jour en 2008.

L'AIE avait aussi à nouveau appellé l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) à augmenter sa production pour éviter une trop rapide diminution des stocks. Par ailleurs, le plus important mouvement séparatiste du sud du Nigeria, le Mouvement pour l'émancipation du delta du Niger (MEND), a menacé lundi de reprendre fin août ses attaques contre les sites pétroliers si le gouvernement ne répond pas à ses demandes.
Premier producteur d'Afrique, le Nigeria a vu sa production de pétrole amputée d'un quart depuis janvier 2006 en raison des attaques de mouvements séparatistes.

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