Nicolas Sarkozy répond aux questions des Français

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Invité hier soir de la nouvelle émission politique de TF1, "J'ai une questions à vous poser", Nicolas Sarkozy a dialogué avec un panel de 100 Français triés sur le volet et rappelé les principales orientations de son programme.

Candidat de l'UMP à la présidentielle, Nicolas Sarkozy a tenté hier soir sur TF1 lors de l'émission "J'ai une question à vous poser" de répondre au plus près et au plus concret, durant deux heures, aux questions de 100 Français. Alternant explications précises et formules choc de campagne - "L'Etat est trop endetté et les Français pas assez"- le ministre-candidat a illustré pas à pas son programme dans cette nouvelle émission.

Retraites, emploi, logement, droits des minorités, privilèges, 35 heures, justice, défense des viticulteurs et jusqu'à son propre salaire: M. Sarkozy a expliqué ce qu'il ferait s'il était élu à la tête du pays en mai, apportant des précisions sur les mesures qu'il compte prendre, mais sans faire d'annonce réellement nouvelle. "Si je suis élu président, je ferai la réforme des régimes spéciaux" de retraite, a réaffirmé M. Sarkozy.

Sur l'emploi, M. Sarkozy a rappelé: "Je propose qu'on ne puisse pas refuser deux offres d'emplois successives qui correspondent à vos formations, parce que les indemnités sont payées par ceux qui travaillent". Selon lui, "il faut tout faire pour que le travail rapporte davantage que l'assistance".

Nicolas Sarkozy a également dit qu'il voulait que "les 35 heures restent un minimum, en aucun cas un maximum", et a souhaité que les retraités qui souhaitent travailler à temps partiel "puissent le faire". Le candidat à l'élection présidentielle a réexpliqué qu'il était favorable aux heures supplémentaires défiscalisées et sans charges sociales

Il a également affirmé qu'il était favorable à l'ouverture des petits commerces le dimanche. "Si les gens veulent travailler le dimanche, ou les gens faire leurs courses le dimanche, pourquoi les en empêcher?", s'est-il interrogé, en ajoutant toutefois qu'il ne voulait pas qu'on passe "d'un système d'interdiction à un système d'obligation".

Nicolas Sarkozy a affirmé lundi sur TF1 qu'il gagnait 11.000 euros par mois comme ministre de l'Intérieur et que, compte tenu de ses responsabilités, il ne volait pas cet argent. "Ce que je n'accepte pas, ce sont les +golden parachutes+, ceux qui s'octroient des gros salaires et perçoivent des indemnités en cas d'échec. En cas d'échec, je n'ai pas d'indemnité", a-t-il ajouté.

Dans un échange animé avec une Française d'origine algérienne, il a assuré: "Pas une seule fois, je n'ai défendu une idée qui ne soit pas profondément républicaine". "Quand on voit toutes ces bonnes consciences expliquer qu'il faut régulariser tout le monde, à l'arrivée, on excite les pulsions racistes. Si M. Le Pen (extrême droite), aujourd'hui, ne tient pas le haut du pavé, ce n'est pas parce que vous manifestez à quelques-uns, c'est parce que simplement, la droite républicaine fait son travail". "Je n'ai jamais été raciste, je n'ai jamais partagé aucune des idées de M. Le Pen", a-t-il lancé.

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