La consommation américaine se maintient outre-Atlantique

Les revenus et dépenses des ménages américains ont progressé de 0,6% au mois de février, le double de ce qu'attendaient les économistes. Mais l'inflation s'avère, elle aussi, supérieure aux attentes.

Alors que la planète a les yeux rivés sur la santé de la première économie mondiale, les statistiques publiées aujourd'hui outre-Atlantique apportent une note positive au diagnostic. Les dépenses de consommation des ménages américains ont progressé de 0,6% en février, au même rythme que leurs revenus. C'est le double de ce qu'attendaient les économistes du consensus recueilli par l'agence Bloomberg. En janvier, les dépenses avaient augmenté de 0,5% et les revenus de 1%. Le revenu disponible, calculé après impôts, a augmenté de 0,5% en février après 0,8% en janvier.

Mais les deux allant souvent de pair, les prix ont eux aussi augmenté fortement. Très surveillé par la Réserve fédérale, l'indice mesurant les prix liés aux dépenses de consommation (PCE) a progressé de 0,4% et l'indice de base (défalqué des éléments volatils comme l'alimentation et l'énergie) a augmenté de 0,3% en février. Les économistes s'attendaient à une progression de l'indice de base de 0,2% seulement.

Sur un an, la hausse des prix a atteint 2,3% en février, après 1,9% en janvier, et 2,4% hors alimentation et énergie, après 2,2% le mois précédent. Cette augmentation de 2,4% est la plus forte observée depuis septembre 2006, a précisé le ministère.

En chiffres corrigés de l'inflation, le revenu disponible a progressé de 0,1% après une hausse de 0,6% en janvier, et les dépenses ont augmenté de 0,2% après 0,3% le mois précédent. Cette hausse de 0,2% est la plus faible depuis août 2006, a précisé le ministère.

"Cela confirme que le niveau de l'indice de base reste inconfortablement haut, comme l'a dit Ben Bernanke, président de la Réserve fédérale, mercredi", indique Nathalie Dezeure, économiste chez Natixis. "Cela confirme notre scénario d'un statu quo en mai, et ne remet pas en cause notre prévision d'un assouplissement de la politique monétaire avant la fin du premier semestre", ajoute l'économiste.

Les Américains ont continué de vivre à crédit en février: le taux d'épargne mensuel est inchangé comparé à celui de janvier, à -1,2% du revenu disponible. Ce taux est négatif depuis avril 2005.

L'indice d'activité industriel de Chicago s'envole
L'indice d'activité dans le secteur industriel de la région de Chicago, établi par le groupement des directeurs d'achats de la région, a bondi à 61,7 points en mars, au plus haut depuis avril 2005, contre 47,9 points en février. Les économistes tablaient sur un indice à 49,5 points.Un indice en dessous de 50 points reflète une diminution de l'activité dans le secteur industriel.

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