Profits record pour ArcelorMittal en 2007

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Le bénéfice net annuel du sidérurgiste a bondi de 30% à 10,36 milliards de dollars. Même tendance pour son excédent brut d'exploitation. La progression des profits a cependant ralenti au quatrième trimestre. Lakshmi Mittal estime que la proposition du groupe concernant la fermeture de l'usine de Gandrange est "la meilleure pour l'usine et ses salariés".

L'année 2007 avait permis à ArcelorMittal, le leader mondial de l'acier issu de la fusion entre Arcelor et Mittal, de signer la plus forte hausse des actions du CAC 40. Il l'aura aussi vu réaliser un bénéfice net record. Ce dernier a atteint 10,36 milliards de dollars soit 7,5 milliards d'euros, en progression de 30%. Même tendance pour l'excédent brut d'exploitation (Ebitda), en progression de 27% à 19,4 milliards de dollars. Et ce alors que le chiffre d'affaires a également progressé mais dans une moindre ampleur: +18,8% à 105,2 milliards de dollars. Des résultats supérieurs aux prévisions des analystes financiers.

Seul bémol, le groupe, dirigé par le milliardaire d'origine indienne Lakshmi Mittal a vu ses performances ralentir au quatrième trimestre avec un résultat net sur la période en progression de seulement 2,7% à 2,43 milliards de dollars.

Pour 2008, ArcelorMittal mise désormais sur un Ebitda au premier trimestre de 4,7 à 5 milliards de dollars, stable par rapport aux 4,847 milliards de dollars du dernier trimestre 2007.

Le leader mondial de l'acier annonce en outre qu'il compte reverser 3,1 milliards de dollars à ses actionnaires cette année en dividendes (2,1 milliards) et en rachats d'actions. Mais il n'en oublie pas pour autant d'investir avec 7 milliards de dollars prévus pour cette année.

Ces bons chiffres risquent d'alimenter la polémique sur le projet du groupe de fermer son aciérie de Gandrange en Moselle avec la suppression de 600 postes que Mittal s'est toutefois engagé à reclasser. Nicolas Sarkozy est intervenu dans le dossier, obtenant après un entretien avec Lakshmi Mittal le gel de cette opération jusqu'à début avril, afin d'examiner avec les syndicats les "alternatives". Le chef de l'Etat est même allé visiter le site début février et a surpris en annonçant que "l'Etat était prêt à prendre en charge tout ou partie des investissements nécessaires" pour maintenir en activité l'usine. Des déclarations tempérées ensuite par sa ministre de l'Economie, des Finances et de l'Emploi Christine Lagarde, car les règles européennes ne permettent normalement pas de telles aides de l'Etat.

S'exprimant mercredi en fin de matinée dans le cadre d'une conférence de presse, Lakshmi Mittal a affirmé que "l'option que nous offrons est la meilleure pour l'usine et les salariés" de Gandrange. Le PDG du groupe a refusé de commenter les propositions du président de la République sur des investisements de l'Etat pour sauver les emplois concernés. "Il n'y a pas de suppressions d'emploi, tout le monde aura une opportunité", a-t-il répété.

Plus généralement, Lakshmi Mittal a estimé que "l'industrie sidérurgique évolue (actuellement) dans des conditions favorables" et que ce sera le cas "tout au long de l'année 2008". La sidérurgie devrait donc continuer à bien se comporter, et cela "en dépit de la récession potentielle aux Etats-Unis et de la crise des subprime", a-t-il ajouté.

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