Deutsche Bahn : le président amer après l'accord avec les conducteurs de trains

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Hartmut Mehdorn, président de la compagnie ferroviaire allemande, a déploré lundi soir les termes d'un accord salarial en voie de conclusion avec les conducteurs de trains. Il chiffre son impact au-delà du milliard d'euros pour le plan à cinq ans de l'entreprise. Une mauvaise nouvelle alors que la société prépare a mise en bourse.

Les signatures ne vont plus tarder à s'apposer en bas de la prochaine convention collective entre Deutsche Bahn et le syndicat GDL, qui défend les conducteurs de trains. Mais déjà le président de la compagnie ferroviaire, Hartmut Mehdorn, y voit "une défaite pas seulement pour Deutsche Bahn, mais pour la place économique allemande". Lundi soir, recevant la presse pour célébrer la nouvelle année, il n'a pas hésité à contredire la chancelière Angela Merkel qui avait, dans la journée, estimé que la raison l'avait finalement emporté lors de ce conflit marathon qui a duré neuf mois. "L'accord avec GDL n'est en aucun cas une victoire de la raison", a martelé le président.

Si GDL réclamait 31% de hausse de salaires pour environ 20.000 conducteurs de trains, l'accord en vue se limite certes à une hausse de 11%. Il va tout de même bien au delà des 4,5% de hausse accordés l'été dernier par la Bahn aux autres 180.000 salariés du groupe. Du coup, les autres grands syndicats du groupe, Transnet et GDBA, n'excluent pas de vouloir revenir à la table des négociations avec de nouvelles revendications.

Hartmut Mehdorn a chiffré à plus d'un milliard l'impact financier de l'accord social pour la période des cinq années à venir. "Cela aura des conséquences pour les emplois et les sites de Deutsche Bahn, de même que sur nos tarifs", a-t-il ajouté. Et de souligner que les concurrents travaillent dès à présent avec des coûts de personnel inférieurs de 25%.

De plus, la manière dont le syndicat GDL a extorqué des avantages pour une catégorie de personnel, brisant ainsi la traditionnelle unité de convention collective en entreprise, peut "faire école", a estimé Hartmut Mehdorn.

A propos de la privatisation, autre thème fort du moment, il a estimé que celle-ci devrait être mise sur les rails avant la fin du premier semestre 2008, faute d'être bloquée ensuite par le calendrier électoral qui se profile en 2009. Le groupe de transport et de logistique s'apprête à publier fin mars ses comptes pour 2007, lesquels devraient afficher une progression dans tous les domaines. La croissance internationale s'est accentuée avec des acquisitions dans le fret en Grande-Bretagne et en Espagne, une création d'entreprise en Pologne et une prise de participation en Suède.

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