Utilisez vos droits au DIF, c'est le moment !

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Les employeurs ne rechignent plus à accorder les 20 heures de formation dont bénéficie à son choix chaque salarié dans l'année. Au contraire, 94 % d'entre eux les incitent à déposer une demande. Voici pourquoi.

C'est le moment de déposer une demande de DIF. Elle sera sûrement acceptée. Les entreprises multiplient en effet les signes encourageants pour les salariés qui se manifestent, un dossier de droit individuel à la formation (DIF) sous le bras afin de bénéficier de leurs 20 heures de formation auxquelles ils ont droit chaque année.

En 2006, 75 % des employeurs n'avait refusé aucune demande de salarié, selon le premier baromètre DIF publié par la FFP (Fédération de la formation professionnelle) et le GARF (Groupement des responsables formations). Un chiffre qui monte à 87 % si on prend également en considération celles qui ont refusé moins de 10 % des demandes.

Former ou payer

C'est d'autant plus le moment que les entreprises savent bien qu'elles devront payer cher si les salariés ne prennent pas leurs droits au DIF. 94 % des entreprises ont informé leurs collaborateurs et 78 % envisagent d'investir dans des outils permettant de mieux traiter les demandes. Seulement 3 % des salariés des 200 entreprises interrogées dans le cadre de ce premier baromètre ont déposé une demande en 2006.

Le décollage des demandes en 2007 est prévu car plus le temps passe, plus la facture risque d'être élevée : chaque année, les salariés ont droit à 20 heures de formation qu'ils peuvent cumuler pendant six ans. S'ils ne les utilisent pas, l'employeur devra leur payer ces heures.

La demande de formation sera d'autant mieux accueillie si vous souhaitez renforcer vos connaissances en anglais, découvrir le dernier logiciel ou devenir un meilleur manager. En effet, selon la même étude, la majorité des demandes acceptées concernent les langues (35 %), l'informatique (16 %), les formations métiers (16 %) et le développement personnel (15 %).

Les règles du DIF

Les actions financées dans le cadre du DIF visent à développer les compétences des salariés et favoriser le maintien de leur employabilité mais elles ne se substituent pas au plan de formation de l'entreprise. Ces formations peuvent être effectuées pendant le temps de travail, si un accord de branche le permet, ou en dehors du temps de travail comme l'avait souhaité le législateur.

Dans ce cas, le salarié perçoit 50 % de son salaire pendant la durée de la formation. Les demandes doivent toutefois être approuvées par l'entreprise qui peut les refuser si elle estime qu'elles ne sont pas en relation avec ses objectif ou si le coût de la formation envisagée est jugé trop élevé.

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