Le Medef écarte le DRH de PSA comme candidat à la présidence de l'Unedic

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Jean-Luc Vergne avait confirmé la semaine dernière sa candidature en remplacement de Michel de Virville. PSA Peugeot Citroën a reconnu lundi avoir touché 550.000 euros de l'UIMM après une grève l'an dernier.

La guerre entre le Medef et l'UIMM se poursuit. Une semaine après la confirmation de Jean-Luc Vergne, directeur des ressources humaines de PSA Peugeot Citroën, comme candidat du Medef à la présidence de l'Unedic, l'organisation patronale a décidé de l'écarter. Après avoir présélectionné vendredi deux candidats pour l'Unedic et deux autres pour l'Agirc, la caisse des retraites complémentaires des cadres, le comité des mandats du Medef procédait mardi à des auditions.

Pourtant Jean-Luc Vergne, membre de la puissante fédération patronale de la métallurgie, avait confirmé mercredi dernier sa candidature à la présidence du régime d'assurance chômage, en remplacement de Michel de Virville, secrétaire général de Renault. Il se présentait comme "un homme de terrain et un homme nouveau", n'ayant jamais eu de mandat de l'UIMM ou du Medef. Le secrétaire général de Renault a démissionné début mars à la suite de la révélation des indemnités de départ perçues par Denis Gautier-Sauvagnac, ancien président de l'UIMM mis en examen dans le cadre des retraits suspects en liquide de comptes bancaires de la fédération patronale. Or, Michel de Virville avait lui-même négocié le montant de ces indemnités, plus de 2,5 millions d'euros au total.

PSA Peugeot Citroën a reconnu lundi avoir reçu 550.000 euros de la "caisse de secours mutuel" de l'UIMM après une grève de six semaines à l'usine d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) en 2007. Selon une source proche de Jean-Luc Vergne citée par l'AFP, le fait que sa candidature ait été écartée "n'est pas lié" à cette révélation. Mais pour la présidente du Medef Laurence Parisot, qui a demandé en vain à l'UIMM de remettre à plat l'ensemble des mandats sociaux qu'elle détient au nom du Medef, le renouvellement de ce poste est l'occasion de priver l'UIMM d'un mandat important au niveau national.

Hormis Jean-Luc Vergne, Geoffroy Roux de Bézieux, président de Croissance plus, une organisation patronale non représentative, est officiellement candidat à la présidence de l'Unedic, ainsi que Jean-Louis Schilansky, délégué général de l'Union française des industries pétrolières (UFIP) et président du comité énergie du Medef.

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