Pour massifier le remplacement des chaudières au gaz par des pompes à chaleur (PAC) auprès des ménages modestes, le gouvernement dévoilera mardi 7 juillet le cadre technique de son « leasing » social. L’objectif : une offre « tout-en-un » mensualisée, disponible dès le mois d’octobre. Mais le calendrier paraît serré, et les artisans émettent des réserves.Après le succès du leasing social pour les véhicules électriques, le gouvernement duplique la recette pour décarboner les logements français. Le cabinet de la ministre déléguée chargée de l’Énergie, Maud Bregeon, dévoilera ce mardi 7 juillet le cadre technique de son très attendu appel à projets (AAP) sur le « leasing » de pompes à chaleur (PAC). L’ambition : proposer dès le mois d’octobre, avant la saison de chauffe, une offre « packagée » aux ménages, comprenant l’installation d’une PAC, sa maintenance pendant trois ans, le financement du reste à charge et la fourniture d’électricité, le tout lissé en une seule mensualité.
« L’enjeu, c’est de déployer des pompes à chaleur dans tous les foyers français, pas seulement les plus aisés », explique-t-on dans l’entourage de Maud Bregeon. Alors qu’un équipement coûte entre 10 000 et 15 000 euros installation comprise, le gouvernement assure que durant les trois premières années, le client paiera une mensualité globale inférieure ou égale à son ancienne facture de gaz, grâce à une bonification. Au bout de trois ans, l’installation ne sera évidemment pas retirée, et sa facture de chauffage devrait être « divisée par deux », promet-on.
EDF, Octopus et Effy déjà sur la ligne de départ