Le ministre de l’Action et des Comptes publics, David Amiel, a promis un "cap" sur les dépenses à l’occasion du comité d’alerte des finances publiques qui se déroule mardi 7 juillet.
Le gouvernement organise, mardi 7 juillet, un nouveau comité d’alerte des finances publiques et promet de donner un « cap » sur le pilotage des dépenses d’ici la fin de l’année.
« Demain, on ne va pas annoncer des mesures, on va annoncer un cap », a prévenu David Amiel, lundi 6 juillet, sur RTL. Le ministre de l’Action et des Comptes publics n’a pas voulu en dire plus à la veille du comité d’alerte sur les finances publiques qui réunira, ce mardi, plusieurs de ses collègues du gouvernement — Roland Lescure (Économie), Jean-Pierre Farandou (Travail), Stéphanie Rist (Santé) et Françoise Gatel (Collectivités) —, les parlementaires, les représentants des élus locaux, de la Sécurité sociale, de l’État et les partenaires sociaux. La réunion sera présidée par le Premier ministre.
Pendant cette réunion qui se tiendra à Bercy, en fin de matinée, l’exécutif fera un point détaillé sur la situation économique de l’Hexagone. Ce bilan intervient après un premier semestre percuté par la crise au Moyen-Orient.
Alors que la Banque de France et l’Insee ont revu à la baisse leurs prévisions de croissance en 2026, le gouvernement devrait lui aussi corriger sa prévision. Le 14 avril, il avait déjà abaissé sa cible de 1 à 0,9 %. Un chiffre qui apparaît désormais comme un plafond. Pour espérer l’atteindre — les principales prévisions oscillant entre 0,5 et 0,7 % cette année —, la croissance du deuxième trimestre, qui sera annoncée par l’Insee le 30 juillet, aura l’obligation d’être au rendez-vous.
Autre sujet qui sera évoqué : l’inflation. La hausse des prix a ralenti à 1,8 % en juin, sur un an, selon l’Insee, après 2,4 % en mai. « La fin de la guerre dans le détroit d’Ormuz est une bonne nouvelle pour le pouvoir d’achat des Français », s’est réjoui, à la radio, le ministre Amiel.
Un bilan de mi-année sur l’évolution des dépenses
Mais ce comité d’alerte permettra surtout de revenir sur le sujet crucial de l’évolution de la dépense publique, qui englobe l’État, la Sécurité sociale et les collectivités territoriales. Si le ministère de l’Économie pilote les dépenses de l’État et de l’Assurance maladie, il n’a pas la main sur celles des collectivités. Bercy aimerait que ces dernières se montrent davantage volontaristes pour réduire la voilure. Cependant, le président de l’Association des maires de France (AMF), David Lisnard, candidat Nouvelle Énergie à l’élection présidentielle, semble avoir douché tout espoir. « La dégradation des comptes publics n’est pas la dégradation de la situation des collectivités », a-t-il martelé, le 24 juin.
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