Trains bloqués dans le sud : la SNCF sommée de rembourser en espèces
La Tribune
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L'important incident survenu dimanche après-midi à la SNCF, avec le blocage et le retards de plusieurs heures de nombreux trains et TGV après l'arrachage d'une caténaire entre Nice et Marseille, serait en cours de règlement. La SNCF indique ce lundi matin que le trafic a été rétabli sur deux voies. Un retour à la normal est prévu dans la matinée. Les trains au départ de Marseille accusaient encore des retards de 20 à 30 minutes lundi à huit heures du matin.
La SNCF a fait son mea culpa. Son PDG Guillaume Pépy, invité dimanche soir du Journal de 20 heures de France 2, est venu présenter ses excuses et promettre des solutions d'hébergement, d'acheminement et des remboursements - en tickets voyages SNCF toutefois - pour tous les passagers victimes de ces retards.
Ce lundi, la Fédération des usagers des transports et des services publics (FUT-SP, qui revendique 2500 adhérents, notamment en Ile-de-France) dénonce cette décision de la SNCF de rembourser les voyageurs en bons de voyages et non en argent, la jugeant "inacceptable". "Il faut indemniser les victimes des retards en espèces sonnantes et trébuchantes", lance Jean-Claude Delarue, porte-parole de la FUT-SP qui souligne que les compagnies aériennes font ainsi. "La SNCF s'abrite derrière le fait que les associations de consommateurs agréées par les pouvoirs publics ont acté" la pratique des bons de voyage. Mais les usagers pensent autrement" assure-t-il.
De son côté, la Fédération nationale des associations d'usagers des transports (Fnaut) a demandé que la SNCF fournisse "des informations plus précises" aux voyageurs lors d'un incident important et soit "davantage transparente" sur la fréquence et les causes de ces incidents. La Fnaut a d'autre part souhaité savoir si "ce genre d'incident, qui reste quand même exceptionnel si on le rapporte au nombre de trains qui circulent, augmente ou pas". Mais pour le président de la Fnaut, la question du mode d'indemnisation des voyageurs en cas d'incident était "un problème un peu secondaire". "Ce qu'il faudrait peut-être, c'est que les bons kilométriques soient échangeables contre des euros" estime-t-il.
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