TNS, en pleine fusion avec GfK, fournit néanmoins quelques informations à WPP
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Que se passe-t-il du côté des groupes d'études de marché? Alors que le britannique TNS a annoncé début juin qu'il fusionnait par échange d'actions avec son homologue allemand Gfk, il accepte par ailleurs de fournir des informations au groupe publicitaire WPP dont il a pourtant déjà rejeté deux offres de rachat.
Des informations fournies aux termes d'une obligation du Code des fusions britanniques, se défend TNS, insistant au passage sur les deux rejets de l'offre WPP qui "le sous-évaluait substantiellement". Dans un communiqué envoyé à la Bourse de Londres ce lundi, TNS indique donc avoir fourni certains éléments déjà communiqués à GfK.
Pas de revirement donc. TNS réaffirme que son conseil d'administration demeure "décidé à mener à bien la fusion dont il estime qu'elle est dans le meilleur intérêt des actionnaires". Ce rapprochement devrait en effet donner naissance au numéro deux mondial des études de marchés en termes de chiffre d'affaires, derrière l'américain Nielsen. L'opération devrait même être finalisée au cours du quatrième trimestre.
TNS, né de la fusion de Taylor Nelson AGB fin 1997 et de la société française Sofres, est actuellement numéro trois mondial (selon l'institut Honomichi). De son côté, GfK, créé en 1934, se classe cinquième.
WPP, numéro deux mondial de la publicité derrière l'américain Omnicom, très présent aussi dans les études marketing via sa filiale Kandar, fait les yeux doux à TNS depuis plusieurs mois. Les deux offres proposées le valorisant à plus de 1 milliard d'euros (948 millions de livres sterling pour la première et 992 millions pour la seconde).
A la Bourse de Londres, l'action TNS perdait 0,39% à 256,5 pence en fin de matinée, pendant que le titre GfK, coté à Francfort, perdait près de 4% à 27,18 euros. Même tendance pour l'action WPP, à Londres qui cèdait 1,22% à 566 pence.
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