Spécial JO : escrime en or pour la France, Phelps réussit la passe de huit, incroyable cent mètres

La France a obtenu sa quatrième médaille d'or grâce à l'équipe masculine de sabre. Michaël Phelps a, lui, réussi son pari de faire mieux que Mark Spitz. Et le record du monde du cent mètres a été battu par une fusée venue de Jamaïque.

Le rythme de ces Jeux Olympiques de Pékin reste en ce dimanche incroyablement élevé avec des performances historiques dans de nombreuses disciplines. Commençont, pour être chauvin par la France, qui obtient une quatrième médaille d'or, encore en escrime - elle en est la meilleure nation - avec l'équipe masculine de sabre (Nicolas Lopez, médaillé d'argent en individuel, Julien Pillet et Boris Sanson) qui a battu les Américains par 45 touches à 37. Elle compte désormais 25 médailles ce qui lui donnerait la quatrième place mais compte tenu de son faible nombre de médailles d'or, elle est officiellement onzième.

La Chine pointe nettement en tête avec 35 médailles d'or - son record absolu, mieux que les 32 obtenues sur la totalité des JO d'Athènes - et un total de 61 médailles. Les Etats-Unis font un peu moins bien avec 19 médailles d'or mais 69 médailles au total. Un homme lui en aura rapporté huit au total, du jamais vu, plus fort que les sept du nageur Mark Spitz en 1972 : c'est un autre incroyable nageur, Michael Phelps. Il s'est toutefois fait peur avec une victoire à un centième grâce un retour canon dans le 200 mètres papillon.

Un petit pays aux accents de reggae compte moins de médailles mais elles font parler d'elles puisque elles convernent l'épreuve reine de l'athlétisme, le cent mètres. Avec la victoire chez les hommes du jamaïcain Usain Bolt, dans le temps incroyable de 9,69 secondes, pulvérisant le record du monde et alors que le coureur, voyant qu'il avait course gagné, a stoppé son effort à vingt mètres de l'arrivée qu'il a franchi en levant les genoux.

Victoire propre ? "Nous n'avons rien à cacher, a déclaré samedi soir le médecin en chef de l'équipe de Jamaïque, Herb Elliott. "Je dis aux gens : venez ici voir notre programme, venez ici voir nos contrôles, venez voir comment nous procédons. Venez quand vous voulez, jour et nuit. Nous n'avons rien à cacher. Il y a la tradition. Il y a la détection. Bolt nous ne l'avons pas transformé, nous l'avons aidé à progresser et notamment au niveau de la biomécanique." S'il a raison, alors, cette course est proprement (c'est le cas de le dire) prodigieuse. Et cela signifie qu'Usain Bolt peut aller encore plus vite, pourquoi pas sous les 9,6 secondes.

La Jamaïque a réussi un autre exploit avec un triplé inédit chez les filles là encore au cent mètres : Shelly-Ann Fraser devance, en 10,78 secondes, son nouveau record personnel, ses compatriotes Sherone Simpson et Kerron Stewart, deuxièmes ex aequo, la photo-finish n'ayant pu les départager ce qui est, là aussi, inédit. Le sprint jamaïcain est en tout cas hallucinant, sans référence à l'herbe locale.

La journée a enfin été marquée par le sacre du nouveau numéro un mondial du tennis, désormais également champion olympique, l'espagnol Rafael Nadal, vainqueur en finale du chilien Fernando Gonzalez en trois sets 6-3, 7-6 (7/2), 6-3. Il poursuit sur sa lancée de ses victoires dans les deux premiers tournois du grand chelem cette année, Roland-Garros et Wimbledon. Son prédécesseur au classement mondial, le suisse Roger Federer, en pleine période de doute, n'est pas reparti bredouille de Pékin puisqu'il a obtenu lui aussi l'or mais en finale du double, associé à son compatriote Stanislas Wawrinka. Ils ont battu en quatre sets 6-3, 6-4, 6-7 (4/7), 6-3 les suédois Thomas Johansson et Simon Aspelin.

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