L'accord "Ciel ouvert" en vigueur depuis ce dimanche

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Les vols directs transatlantiques ont enfin été libérés ce dimanche par un accord historique. Désormais, les voyageurs peuvent relier sans entraves toutes les villes européennes et américaines par des vols directs. La deuxième phase des négociations de l'accord doit débuter le 15 mai prochain.

L'opération "Ciel ouvert" est lancée. L'accord aérien historique entre l'Union Européenne et les Etats-Unis est en effet entré en vigueur ce dimanche matin. Il permet enfin de relier sans entraves toutes les villes européennes et américaines par des vols directs transatlantiques.

Depuis des décennies, pas moins de 21 accords bilatéraux, parfois très restrictifs, régissaient ces liaisons sans escale. Six pays n'avaient tout simplement pas le droit de proposer des vols transatlantiques directs depuis leur sol. Jusqu'alors, les compagnies européennes pouvaient uniquement effectuer des liaisons sans escale vers les Etats-Unis depuis leur pays d'origine: Air France était cantonnée à la France et Lufthansa à l'Allemagne. Quelques pays, comme l'Irlande, l'Espagne, le Royaume-Uni, la Grèce et la Hongrie, devaient de surcroît s'astreindre à un nombre limité de vols, de villes ou de compagnies.

Mais tous ces particularismes ont été balayés ce dimanche par l'accord "ciel ouvert", négocié d'arrache-pied pendant quatre années entre Bruxelles et Washington. Ainsi, six compagnies se sont déjà ruées sur le lucratif aéroport londonien de Heathrow, où depuis trente ans deux compagnies britanniques (British Airways et Virgin Atlantic) et deux américaines (American Airlines et United Airlines) s'adjugeaient un quasi-monopole des vols transatlantiques directs. Désormais, dès lundi, Air France y exploitera l'accord "ciel ouvert", avec un vol inaugural Londres-Los Angeles.

Cet accord est donc une véritable révolution dans le secteur aérien, dont vont profiter en particulier les voyageurs. Dès la fin juin, les voyageurs disposeront de 8% de vols directs supplémentaires, pour des tarifs appelés à se réduire du fait de la concurrence.

Il faut dire que le marché est de taille: les vols transatlantiques entre les deux continents représentent 60% du trafic aérien mondial avec 50 millions de passagers annuels, auxquels 25 millions de passagers supplémentaires pourraient s'ajouter dans les cinq ans.

Mais cette révolution n'est qu'un début. La deuxième étape des négociations "Ciel ouvert" doit en effet commencer à partir du 15 mai, avec pour objectif d'ouvrir encore davantage le marché aérien. Ces négociations ont, entre autres, pour but de libéraliser davantage les droits de trafic, d'étendre les possibilités d'investissement des compagnies europénnes aux Etats-Unis, et de mesurer l'impact écologique du trafic aérien.

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