Situation tendue en Géorgie mais possible départ des Russes

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Les combats ont cessé et la Russie a promis de quitter le territoire géorgien, pourtant la situation humanitaire reste précaire. Surtout si les républiques d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud veulenbt se battre pour leur indépendance.

Le conflit entre Moscou et Tbilissi touche-t-il à sa fin ? La Russie devrait en tout cas quitter la ville de Gori. L'ambassadeur de France en Géorgie, Eric Fournier, a déclaré ce jeudi 14 août, que "les Russes ont pris un engagement et doivent partir (de Gori) d'ici à demain" vendredi.

Mais le climat reste tendu. La Russie met en garde les Etats-Unis contre tout soutien à la Géorgie qui risquerait d'aboutir "à la répétition du tragique scénario" de l'Ossétie du sud. Dans une déclaration du ministère russe des Affaires étrangères, Moscou appelle les Etats-Unis à "s'abstenir de toute action qui pourrait être interprétée par la direction géorgienne actuelle comme un encouragement de ses ambitions revanchardes et conduire à la répétition du scénario tragique".

La secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, qui doit se rendre vendredi à Tbilissi, a réaffirmé, ce jeudi, le soutien de son pays à la souveraineté territoriale de la Géorgie. Elle a déclaré qu'il était "temps de mettre un terme à la crise" en Géorgie, dans une déclaration à la presse après une entrevue avec le président Nicolas Sarkozy au Fort de Brégançon (Var).

Deux jours après l'accord de cessez-le-feu obtenu par l'Union Européenne, la situation reste très précaire. Mais ce sont surtout les 100.000 personnes déplacées et "toujours exposées aux dangers persistants, aux difficultés pour avoir des abris, des soins médicaux et de la nourriture" qui préoccupent Walter Kaelin, le représentant du secrétaire général de l'ONU pour les personnes déplacées.

Ce dernier a demandé, ce jeudi 14 août, à toutes les protagonistes de laisser partir tous ceux qui le souhaitent et de procurer aux organisations humanitaires un "accès sans restriction" aux zones affectées par les combats.

La crise risque en outre de s'étendre. Les deux républiques séparatistes de Géorgie, l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud, sont en effet déterminées à obtenir leur indépendance, ont déclaré ce jeudi leurs présidents respectifs au cours d'une conférence de presse commune à Moscou. Les deux territoires séparatistes ont proclamé unilatéralement leur indépendance au lendemain de la chute de l'URSS. De facto indépendants de Tbilissi qui ne les contrôle plus, ils réclament désormais leur reconnaissance par la communauté internationale. "En ce qui concerne notre indépendance (...) aucune force ne nous arrêtera. Le but est fixé et nous irons vers cet objectif ensemble", a déclaré le président abkhaze Sergueï Bagapch.

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