L'Allemagne revoit ses prévisions de croissance à la baisse pour 2009

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Le gouvernement allemand annonce s'attendre à une croissance ralentie l'année prochaine, avec une progression de seulement 1,2% du PIB, contre 1,7% prévu cette année. Par ailleurs, l'indice de conjoncture Ifo, considéré comme un baromètre des tendances économiques à venir, a reculé plus que prévu à 102,4 points, contre 104,3 points en mars.

Mauvaise nouvelle pour l'économie outre-Rhin. Alors que l'Allemagne résiste bien jusque là à la crise financière, le gouvernement allemand a annoncé ce jeudi s'attendre à une croissance ralentie en 2009. Selon ses nouvelles prévisions, la progression du PIB devrait se tasser à 1,2% l'an prochain, contre 1,7% prévu cette année.

A moyen terme, de 2008 à 2012, Berlin espère une progression de 1,5% environ par an et en moyenne de son Produit intérieur brut.

Le pays doit aussi s'attendre à la fin de l'euphorie sur le marché du travail: il devrait compter 500.000 chômeurs de moins cette année, mais seulement 40.000 de moins en 2009.

"La croissance se poursuit, même si le rythme ralentit", a toutefois tenu à souligner le ministre de l'Economie Michael Glos, qui a fait valoir que l'économie allemande "continuait à progresser, malgré des vents contraires."

Les prévisions du gouvernement allemand restent plus optimistes que celles du Fonds monétaire international (FMI). Selon l'institution, la première économie d'Europe devrait croître de seulement 1,4% cette année et de 1% l'année prochaine. Pour rappel, l'an dernier, le PIB avait augmenté de 2,5% outre-Rhin, après 2,9% en 2005.

Un pessimisme qui déteint sur le moral des patrons allemands. Selon le résultat plus mauvais que prévu du sondage mensuel publié ce jeudi par l'institut de conjoncture Ifo, les chefs d'entreprise allemands se sont montrés nettement plus pessimistes pour leurs activités en avril.

Le baromètre de l'institut munichois, considéré comme un indice des tendances économiques à venir, a reculé à 102,4 points, alors que les économistes interrogés par l'agence d'informations financières Thomson Financial News tablaient dans leur consensus sur un léger repli à 104,3 points. Il était ressorti à 104,8 points en mars.

La composante des conditions actuelles recule également plus que prévu à 108,4 contre 111,5, tandis que celle des anticipations des entreprises fléchit à 96,8 contre 98,4.

Pour autant, l'institut de conjoncture munichois observe que les entreprises restent optimistes pour leurs perspectives en dépit de la vigueur de l'euro. La monnaie européenne a franchi mardi le seuil de 1,60 dollar.

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