Mobilisation des handicapés pour un revenu décent

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Les associations d'handicapés et d'invalides, réunies sous un collectif baptisé "Ni pauvres, ni soumis" ont manifesté samedi pour obtenir un revenu décent. Plus qu'une revalorisation de leurs allocations, elles demandent un revenu minimum égal au smic. Une réunion est prévue mardi au ministère du Travail.

Plusieurs dizaines de milliers de personnes handicapées, malades ou invalides ont défilé à Paris samedi lors d'une manifestation nationale organisée pour réclamer "un revenu d'existence décent" au moins égal au smic. Un collectif regroupant une centaine d'associations s'est ainsi rassemblé sous la bannière "Ni pauvre, ni soumis" pour mettre en place cette "marche vers l'Elysée", à laquelle ont participé 30.000 personnes selon les organisateurs, 16.500 pour la police.

Principale revendication : la hausse substantielle de leurs allocations. L'allocation aux adultes handicapés (AAH) est de 628,10 euros par mois et concerne environ 810.000 handicapés en France qui ne peuvent pas ou plus travailler. Mardi dernier, Nicolas Sarkozy a annoncé une augmentation de 5% de l'AAH, conformément à une promesse de sa campagne électorale.

Pas assez pour les associations d'handicapés, qui réclame un "revenu minimum d'existence pour les personnes en situation de handicap, quel qu'il soit", comme l'a expliqué le vice-président de l'Association des paralysés de France, Eric Molinier.

Le collectif "Ni pauvre, si soumis" estime que la loi handicap de 2005 - un des chantiers du dernier mandat de Jacques Chirac - n'a pas vraiment abordé la question des ressources et que les aides allouées permettent, parfois à peine de survivre à ceux qui en bénéficient. Il déplore ainsi que des centaines de milliers de personnes soient "condamnées à vivre toute leur vie sous le seuil de pauvreté" - 817 euros par mois pour une personne seule.

La hausse de 5% de l'AAH est donc pour lui insuffisante, car avec 30 euros "le compte n'y est pas". Le collectif veut ainsi que ce "revenu d'existence décent" soit au moins égal au smic (1.280 euros brut par mois).

Les associations d'handicapés doivent être reçues mardi par le ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille et de la Solidarité, Xavier Bertrand en compagnie de la secrétaire d'Etat chargée de la Solidarité, Valérie Létard. Nicolas Sarkozy présidera pour sa part le 10 juin une Conférence nationale du handicap, où sera présenté un plan d'action gouvernementale.

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