Infrastructures numériques : Proparco soutient l’expansion de WIOCC en Afrique

Muriel Edjo, Agence Ecofin

WIOCC exploite un réseau international, fort de plus de 200 000 km de câbles sous-marins et de 75 000 km de fibre terrestre.
DR

Muriel Edjo, Agence Ecofin

WIOCC exploite un réseau international, fort de plus de 200 000 km de câbles sous-marins et de 75 000 km de fibre terrestre.
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Proparco, la filiale de l’Agence française de développement (AFD) dédiée au financement du secteur privé, renforce son soutien aux infrastructures numériques en Afrique. Elle vient d'annoncer sa participation à un financement de 55,4 millions d'euros (65 millions de dollars) destiné à la West Indian Ocean Cable Company (WIOCC), fournisseur de capacités télécoms en gros et de services de stockage de données sur le continent. La contribution de Proparco s’élève à 12,7 millions d'euros (12,7 millions d’euros).
Cette levée de fonds, sous forme de dette et conduite en partenariat avec d’autres institutions de développement telles que la Société Financière Internationale (SFI), l’Emerging Africa and Asia Infrastructure Fund (EAAIF) et le gestionnaire d’actifs Ninety-One, vise à accélérer le déploiement en Afrique d’un écosystème numérique résilient et neutre.
« Ce capital supplémentaire nous permet d’accélérer le déploiement de nos infrastructures de réseau, d’étendre notre empreinte de centres de données et de renforcer la résilience et la capacité de notre écosystème numérique panafricain », explique Samuel Ndungu, directeur financier de WIOCC Group.
Ce soutien financier s’inscrit dans la continuité d’un partenariat de longue date entre Proparco et WIOCC. Dès 2020, Proparco avait participé à un accord de prêt de 60 millions de dollars au groupe pour accompagner son développement et soutenir la révolution numérique africaine. En juin 2024, elle s’était également associée à la SFI et à la Rand Merchant Bank (RMB) pour un financement d’environ 50 millions de dollars, illustrant la confiance durable des institutions dans la stratégie de WIOCC.
Depuis sa création en 2007, WIOCC affirme avoir investi plus de 750 millions de dollars dans les infrastructures numériques africaines. Le groupe déploie un réseau international étendu, comprenant plus de 200 000 km de câbles sous-marins et 75 000 km de fibre terrestre. Actionnaire des projets sous-marins Equiano et 2Africa+ en Afrique du Sud, au Nigeria et sur d’autres marchés, WIOCC exploite également à travers sa filiale Open Access Data Centres (OADC) un réseau panafricain de centres de données, comprenant six installations principales au Nigeria, en RDC et en Afrique du Sud, ainsi que plus de 30 centres périphériques en Afrique du Sud.
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Cette nouvelle injection de capitaux est essentielle pour poursuivre l’ambition de WIOCC : construire un écosystème numérique véritablement ouvert et interconnecté. Le développement des réseaux en Afrique subsaharienne est en effet crucial. En fournissant une capacité fiable et en gros aux opérateurs, aux entreprises et aux fournisseurs de services Internet, WIOCC joue un rôle clé dans la réduction de la fracture numérique et la promotion de l’inclusion.
En renforçant la connectivité et les capacités des centres de données à travers le continent, ce financement a le potentiel de soutenir la création d’emplois, stimuler l’innovation et consolider les bases de la croissance de l’économie numérique africaine, dont la valeur est estimée à 712 milliards de dollars, d’ici 2050, d’après le rapport de Google-SFI « e-Conomy Africa 2020 ».
Au-delà des montants investis, cette opération témoigne aussi de la mobilisation des bailleurs de fonds autour d’une priorité stratégique : sécuriser les « autoroutes de la donnée ». Dans un contexte de croissance des usages cloud, d’essor de l’intelligence artificielle et de généralisation des paiements numériques, la disponibilité d’infrastructures neutres et résilientes constitue un avantage compétitif décisif pour les économies africaines.
Muriel Edjo, Agence Ecofin
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