La Ville de Nice souhaite faire évaluer sa situation financière par une agence de notation, une démarche encore rare parmi les métropoles françaises. Objectif : renforcer sa crédibilité sur les marchés et affirmer la solidité de sa gestion budgétaire.Nice s’apprête à franchir une nouvelle étape dans la modernisation de sa stratégie financière. La municipalité envisage de faire appel à une agence de notation internationale, un dispositif déjà courant pour les États et les régions, mais encore peu répandu au niveau des collectivités locales. Seules six grandes villes françaises (Paris, Lyon, Marseille, Strasbourg, Rennes et Levallois-Perret) ont jusqu’ici obtenu une évaluation officielle de leur santé budgétaire.
Cette initiative vise à positionner Nice parmi les collectivités les plus rigoureuses en matière de finances publiques. L’objectif n’est pas seulement de disposer d’un regard extérieur sur la gestion municipale, mais aussi de préparer un éventuel accès direct aux marchés financiers, une option qui permettrait à la ville d’emprunter à des conditions plus avantageuses, en limitant la dépendance au secteur bancaire.
Avant de franchir le pas, la Ville a mandaté le cabinet Michel Klopfer, spécialiste du conseil financier public, pour réaliser un audit complet. Les conclusions de cette étude sont plutôt encourageantes : la capitale azuréenne affiche une maîtrise des dépenses de fonctionnement, une épargne brute en progression et une capacité de désendettement jugée saine, estimée à 6,75 ans. Ces indicateurs placent Nice dans une position plus favorable que plusieurs grandes métropoles déjà notées, telles que Marseille ou Strasbourg.
La municipalité espère désormais obtenir une note équivalente à AA-, la meilleure qu’une collectivité puisse atteindre en France, puisque celle-ci ne peut être supérieure à celle de l’État. Ce niveau correspondrait à une évaluation très positive de la gestion locale et traduirait un risque financier faible et une gouvernance budgétaire maîtrisée.