Comment l'UE s'est divisée autour de ses propres objectifs climatiques
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Plusieurs ONG redoutent que l'UE perde son "leadership climatique".
Reuters/Marko Djurica
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Plusieurs ONG redoutent que l'UE perde son "leadership climatique".
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À moins de deux mois de la COP30, qui fêtera les dix ans de l’accord de Paris, les États membres sont au bord de la crise de nerfs autour d’un enjeu clé, le climat. Du jamais vu.
Les Vingt-Sept n’ont en effet toujours pas validé la nouvelle feuille de route de réduction des émissions carbonées de l’Union européenne (UE). Proposée par la Commission le 2 juillet, avec du retard sur le calendrier initial, la nouvelle trajectoire vise à baisser de 90 % les émissions de CO2 en 2040, par rapport à 1990.
Mais les négociations se sont embourbées. De nombreux experts et ONG s’attendaient à une adoption relativement fluide du fait du volontarisme climatique de l'UE. Mais cela n’a pas été le cas. Et la présidence tournante de l’UE, assurée en ce moment par le Danemark, en a fait l’amère expérience.

L’espoir était pourtant là jeudi dernier, lors d’une rencontre entre ministres de l’Environnement de l’UE. Le Danemark espérait qu’il y ait une entente pour acter aujourd’hui, jeudi 18 septembre, la cible. En vain. Copenhague vise désormais un accord « avant la fin de l’année ». À la place, les Vingt-Sept ont acté ce jeudi soir un compromis a minima sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2035.
L’idée sera donc d’envoyer d’ici à la fin du mois à l’ONU une fourchette de baisse de leurs émissions, comprise entre -66,25 % et -72,5 % par rapport à 1990. Celle-ci sera affinée s'ils trouvent un accord dans les semaines ou les mois qui viennent.
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Par la suite, un débat sur « la cible 2040 » est censé avoir lieu au sommet des chefs d’État et de gouvernement européens le 23 et 24 octobre prochains. « Cette approche permettrait à l’UE de ne pas arriver les mains vides » à la COP30, a justifié la présidence danoise ce jeudi, en début de journée. Mais de nombreuses ONG dénoncent déjà un « recul », qui affaiblira la position de l’UE lors de la COP30 qui démarre le 11 novembre. C’est une « non décision », a même déploré à l'AFP l’eurodéputé centriste Pascal Canfin.
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